Tout cette perte de temps
À taire ce Tu partout!
Autant tenter le tout
Et toucher ton Toi
Du tout au tout
Avec mon Tu!
Veux-tu?
Bonjour, mon nom est Varice et Versa et voici mon blog. T'es pas content? Mais j'en ai rien à foutre ducon!
J'ai succombé à la tentation de me dévoiler ici pour la première fois. C'est du pur nombrilisme mais j'assume. J'ai tourné ce petit clip l'autre soir après avoir calé un excellent Rioja et je l'avais même mis en ligne mais au dernier moment, je l'ai retiré. Mais je reçois depuis tellement de lettres me demandant de le remettre que je ne peux pas faire autrement. Je vais donc devoir vivre en mettant une croix sur mon anonymat. Adieu quiétude! Adieu cafés dégustés en paix sur les terrasses de Montréal! À partir de maintenant, je ne pourrai plus me cacher. Tant pis!
Avant-après. Ou après-avant, c'est selon l'idée qu'on se fait de l'ordre des saisons. Est-ce que l'été vient avant l'hiver ou le contraire? Anyway, j'ai toujours aimé ces comparaisons d'images prises du même angle mais en des temps différents. Quand on voit l'une, on a de difficulté à croire qu'elle deviendra l'autre à quelques mois d'intervalle seulement. Le cycle des saisons qu'ils disent. Cycle, comme dans " Succession de phénomènes présentant un caractère de périodicité dans le temps" Dit comme ça, ça fait trop technique. Je voyais plutôt quelque chose qui parlerait tout simplement d'éternel recommencement agrémentés de légères variantes à chaque fois. L'été revient à peu près aux même dates, les feuilles repoussent toujours, la rivière coule au même endroit que l'année précédente mais c'est jamais tout à fait la même chose. Ça recommence mais avec de légères différences à chaque fois, presque imperceptibles d'une année à l'autre mais très visibles sur une ou deux décennies de distances. Le sapin qui se détache à l'avant plan de la photo de gauche, celui qui se trouve entre les feuillus déshabillés, il y a dix ans, ce n'était qu'un misérable petit chicot tout fragile qui se croisait les épines à chaque automne dans l'espoir de pouvoir passer l'hiver sans plier sous le poids de la neige. Aujourd'hui, il a de la gueule et l'on voit très bien qu'il en a encore pour une soixantaine d'années avant de commencer à se prendre pour un vieillard. Parce que ce sapin là, c'est pas de la sève qui lui monte aux oreilles au printemps, mais une sorte de mixture alcoolisée. Faut dire que je l'aide beaucoup puisque je l'arrose régulièrement pendant tout l'été. J'en prends grand soin et on est pote lui et moi. C'est à ses pieds en effet que je pisse généreusement ma bière et mon vin. Il en raffole et dès qu'il me voit arriver en avril, il tape des branches en me faisant de grands signes. C'est le manque qui fait ça. Il est alcolo le pauvre et c'est de ma faute. Il y a deux ans, je l'ai vivement encouragé à suivre une thérapie. Avec sa tête de bois, ça n'a pas été facile de le convaincre et j'ai été obligé de l'accompagner lors des premières séances pour lui donner confiance. C'était une thérapie de groupe et il y avait une dizaine de mecs assis en rond avec un moniteur qui dirigeait les discussions. Quand ils ont vu débarquer mon sapin lors de sa première visite, ils ont pas aimé. Deux se sont levés et ont quitté immédiatement le local et il y en avait même un qui voulait lui péter la gueule. Mais mon sapin il est fier et il a fait comme si de rien n'était. Il a prit la première chaise libre et y a déposé son tronc. Un type, celui qui voulait lui péter la gueule, s'est approché aussitôt, la grimace menaçante, l'oeil sauvage avec l'éclat de la mort dessiné dedans.

Sur ce cliché, moi et des collègues entrain de creuser un passage pour un camarade qui venait de terminer son quart de travail. Chouette moment. Celui qui tient la pelle en haut de sa tête, c'est moi. J'ai l'air plus vieux mais c'est à cause des flocons qui tombaient.
Sur celle-ci, on voit l'accumulation spectaculaire en comparaison aux escaliers du patio de la maison de mes parents. À cet endroit, les rafales ont contribuées à gonfler la réalité. Mais quand même, ça donne une bonne idée.
La petite tranchée creusée par mon père pour se rendre à la porte arrière de la maison.
Mur de neige créé par la déneigeuse sur la rue Sherbrooke.
En voyant le conteneur à déchets sur la gauche de cette photo, on visualise très bien l'ampleur de la précipitation à certains endroits où la rafale faisait rage.