lundi 21 juin 2010

Coupe du monde 2010

J’adore regarder le Mondial et jusqu’à maintenant, j’ai pu voir près de la moitié des parties grâce aux rediffusions et surtout à mon horaire qui me permet de débuter un peu plus tard le matin. En ce moment, les directeurs ne sont pas très matinaux en effet et préfèrent donner leurs mesures disciplinaires le soir. Ça me va. Je peux me lever un peu plus tard et regarder les parties de foot en prenant mon petit déjeuner.

Mes équipées préférées? Le Brésil pour la fluidité de leur jeu et pour leurs noms qui finissent tous en «o». Et puis pour leurs gueules aussi. Ils ont en effet tous des gueules qui donnent envie d’être leur ami. Fabiano par exemple! On aurait envie de l’adopter et de recommencer l’école pour y aller avec lui et tricher ensemble pendant l’examen de math pour s’en rappeler plus tard, quand on sera devenus des adultes. La Côte D’Ivoire pour Didier Drogba qui est tellement bon au foot qu’il arrête même des guerres dans son pays et que son nom est vraiment chouette à prononcer. Je n’arrête pas depuis deux semaines de dire «Didier Drogba, Didier Drogba, Didier Drogba» à voix haute et ça fait réagir les gens autour de moi. Surtout au restaurant quand je suis seul à la table. (J’ai toujours aimé les noms chantants. Quand j’étais directeur dans une maison d’études de marché, j’ai déjà embauché un mec juste parce qu’il s’appelait Vladimir Koujoukorenko. Tu ne peux pas laisser un type sur le chômage quand il porte un nom comme ça. Ça vaut de l’or le matin quand tu regardes ton horaire et que tu vois que Vladimir Koujoukorenko travaille. Tu vas ensuite vers la cafetière en chantant «Koujoukorenko» et ta journée est déjà faite.) L’Algérie parce que si un jour je devenais Arabe, c’est Algérien que je voudrais être (y sont cools les Algériens! Quand je serai grand, je voudrais être Algérien et m’appeler Driss. Ce n’est pas pour me vanter, mais j’ai connu un Driss du temps où je travaillais au Devoir. Il était drôle. La seule chose qu’il disait c’était «On va en boîte ce soir les mecs! Hein? On va en boîte?»). Le Portugal parce que je ne n’ai pas le choix puisque la proprio du café où je vais est Portugaise et que si je ne saute pas au plafond quand le Portugal marque, on va oublier de me servir mon espresso. Et puis la France bien sûr. Mais non pour son jeu, mais plutôt pour son écroulement spectaculaire. Avant le tournoi, je prenais pour la France parce que comme Québécois, forcément, on se sent un peu plus attachés à eux qu’aux autres. À cause de la langue et de la mère patrie comme y disent. Et puis pour Zizou, forcément même s’il n’est plus là. Mais là, c’est pathétique leur affaire et je me suis dépêché à les laisser tomber. Déjà que c’est une honte en tant que Québécois de ne pas avoir son pays, je ne vais pas en plus prendre pour la mère patrie qui elle, n’a même plus d’équipe. Néanmoins, je vais quand même regarder le match demain contre l’Afrique du Sud, question de voir comment ce feuilleton invraisemblable va se terminer. Mais c’est tout de même drôle de voir les stéréotypes des Français se répercuter jusque dans leur équipe de foot nationale. À savoir : On s’engueule et on fait la grève.

J’aime!

Autant le politique que la presse leur tombent dessus en les proclamant honte nationale. Pourtant, ils (les joueurs) ne font pas autrement que ce que les citoyens de ce pays ont toujours fait, à savoir gueuler et faire la grève. Je ne vois donc pas en quoi l’équipe serait plus «honte nationale» que les camionneurs routiers ou les fonctionnaires de l’état.

Y sont drôles les Français des fois. Chiants souvent, mais sympas malgré tout. S’ils pouvaient être un peu plus Brésiliens, on les aimerait encore plus. Mais bon, c’est notre seule mère patrie et faut faire avec comme on dit.

J’adore regarder le foot mais cela ne m’empêche de dire que bien souvent, ce n’est pas autant un sport qu’une séance de comédie qui par moments devient insupportable. Gagner parce qu’on a fait semblant d’être blessé et que l’arbitre s’est laissé prendre, c’est de la merde et c’est honteux. C’est faire entrer volontairement la tricherie dans les stratégies et c’est la raison principale pour laquelle ce sport peine à percer en Amérique du Nord. Par moments, surtout quand les Italiens sont sur le jeu, on a l’impression de voir une bande de chochottes fragiles tenter de frapper le ballon sans froisser leur tutu. Et dès qu’un adversaire a le malheur de les frôler, c’est l’agonie grand public et vas-y que je souffre et vas-y que je me tords de douleurs parce que mon poil de tibia s’est fait toucher.

Nous sommes loin des mises en échec de Scott Stevens. (Ô toi l’amateur de foot européen qui vient parfois sur ce site pour lire mes petites conneries, tu veux vraiment voir un mec qui se fait vraiment mal dans un vrai sport interdit aux chochottes italiennes ou autres? Tiens, va voir ça: http://www.youtube.com/watch?v=7U7jUbKQYdw )

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