dimanche 12 août 2012

Ménage


Suis en train de faire le ménage de ma chambre-atelier. C’est une pièce double. D’un côté mon lit (qui n’est pas tout à fait un lit, mais plutôt un sofa-lit), et de l’autre la partie atelier de ma chambre. Table à dessin, matériel de peinture, ce bordel. 
Depuis les derniers mois, j’ai un peu laissé aller les choses. Et c’est bien connu; quand on laisse aller les choses, les choses en profitent pour t’envahir. 
Ça ne manque jamais. 
La vie est un perpétuel combat entre toi et les choses de la vie. Tu tentes de les contrôler tandis qu’elles tentent de t’envahir.
Le bien et le mal. 
Le Yin et le Yang. 
Ces conneries. 
Là, ça devenait critique. Le Yin se faisait bouffer par le Yang, ou l’inverse, et par endroits, il y avait même de gros troupeaux de moutons des alpages qui proliféraient sous mon nez. Et pas que des moutons. Des chèvres de montagne aussi. Et des bisons, et des lamas, et des tas d’autres ruminants du même acabit qui naissent sous les meubles et qui finissent par t’éjecter de ton propre logement si tu ne prends pas garde. 

Je n’avais plus le choix parce que ça devenait une pièce condamnée. Entrer là-dedans était toujours une aventure. Je ne savais jamais comment j’allais pouvoir en sortir. Le pire c’est toujours de commencer. On ne sait jamais par où répliquer à l’envahissement. Je commence par les livres éparpillés ou par toute cette paperasse? Et les CD alors? Et le plancher dégueulasse? Par où on commence. 

Y a pas de méthode. Faut se lancer et puis c’est tout. Le reste vient tout seul. J’ai trouvé un tas de bouteilles de vin vides, quelques bouteilles de bière, des dizaines et des dizaines de talons de paie, des papiers importants que je cherchais et qui ne sont plus du tout importants pour cause de délais. J’ai trouvé des papiers en rapport avec mon voyage au Maroc qui date quand même de près d’un an et demi. C’était sur ma table à dessin, signe que je les avais placés là pour une raison importante. Et puis le temps a passé. 
C’est pour vous dire. 

Là, je prends une pause. Je n’ai pas terminé. Mais ça avance. Toute ma table est dégagée. Demain, je ferai le reste. 
Ou après demain. 
On verra. 

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