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mardi 27 septembre 2011

27 septembre 2011

C’est quand même chouette d’être un 27 septembre au soir et de pouvoir encore écrire dehors, sur le balcon. Le fond de l’air n’est même pas frais. On dirait une belle soirée d’été. Sauf qu’il est 21h et que le soleil dort depuis deux heures.


La ruelle est calme. À côté de chez A..., les enfants du vieux fou vident la maison depuis deux semaines. Semblerait-il qu’ils l’ont placé dans une maison de vieux. C’est généralement comme ça que ça fonctionne à la fin de la vie. Les enfants placent leurs parents encombrants dans des mouroirs et vident ensuite leur maison. Depuis deux semaines, on peut voir jour après jour toute la vie du vieux fou qui s’amoncelle par fournée dans la section de la ruelle réservée aux ordures lourdes. Table de chevet, bureau, commode, chaises, matelas, etc. Quelques passants s’arrêtent parfois pour scruter le débarras de toute une vie, question de voir s’il n’y aurait pas un morceau encore potable. Je me suis moi-même arrêté pas plus tard qu’hier. J’avais repéré deux bâtons de hockey en bois. Que faisait le vieux fou avec deux bâtons de hockey? Étaient-ce à lui ou à son fils, ce même fils qui vide actuellement sa maison? Finalement, j’ai laissé les choses à leur place, dans ce triste cimetière à oublis. Toute une vie pour en arriver à ça. Il doit y avoir une morale à cette histoire, mais je ne la trouve pas.


Hier, je suis passé à la librairie pour m’acheter un livre. N’importe lequel. J’avais envie de dépenser. C’est souvent comme ça lorsque je n’ai plus un rond. Je dépense pour un bouquin, question de me prouver que je ne suis pas encore tout à fait mort. J’ai acheté finalement le roman de Valéry Giscard d’Estaing, La Victoire de la Grande Armée. Roman dont le sujet raconte ce qui serait arrivé si Napoléon ne s’était pas attardé à Moscou. J’en suis au 4e ou 5e chapitre et jusqu’à maintenant, ça sent le C+ . Difficile de faire vivre un Napoléon crédible dans un roman. Moi, si je m’y mettais, je ponctuerais les dialogues de mon personnage d’expressions italiennes, de fautes de français et d’artifices de toutes sortes pour souligner son accent corse dont il ne s’est jamais défait. Quelque chose comme « Multo bene Maréchal Davout! Vous vous occuperez de ces jeunes issus de la dernière circonscription! Rompez!» (Napoléon, arrivé en France qu’à 9 ans et ne parlant pas un mot de français, mélangeait plusieurs mots entre eux. Par exemple «Conscription et Circonscription». Ça serait rigolo de jouer avec ça. Enfin, il me semble. Anyway, on s’en criss). J’ai été me faire les premiers chapitres sur une terrasse où j’ai commandé un espresso même s’il était plus de 17h. Je voulais ainsi savourer ces dernières soirées officielles où l’on peut encore se la couler douce sur des terrasses sans avoir à porter une petite laine. À côté de moi, deux Français ont pris place (parce que nous étions sur le Plateau et que j’avais 99% de chance de croiser des Français) et du coup, j’ai caché la page couverture de mon livre vu que le nom de l’ancien président Français y figurait en grosses lettres très voyantes. Je ne voulais pas que ces jeunes gens croient que j’étais un admirateur de Giscard. Du coup, ça m’a gâché ma lecture parce qu’avec mon café, ma cigarette et l’obligation de cacher la page couverture, ça me faisait trop de choses à faire en même temps et ça ma mis dans une colère grave. Pourquoi tant de Français sur la Plateau? D’abord c’est de leur faute si les loyers se sont mis à grimper en flèche. Ces cons débarquent de Paris où ils payaient $5,000.00 par mois pour un coqueron et se trouvent soudainement très heureux de payer $2,000.00 pour un trois-pièces. Mais bon, ça, c’est une autre histoire.


J’ai bu rapidement mon café et je suis revenu à la maison, passant par la ruelle et croisant la jolie blonde voisine qui promenait son chien. Elle m’a dit «Bonjour!» avec un grand sourire et j’ai répondu «Bonjour!». Le chien a fait semblant de ne pas me voir et j’ai tout de suite remarqué qu’il y avait quelque chose de louche dans le «Bonjour!» de la blonde voisine. Sans doute que le chien lui a parlé de notre conversation de l’autre jour dont le sujet concernait la couleur des petites culottes de sa maîtresse. Ça expliquerait l’étincelle dans la pupille de la blonde voisine et la gueule un peu louche du chien.

Le salaud! Il m’a balancé!


J’ai passé la journée avec les boss... (la suite de ce passage est censurée)




Je suis de retour dans la maison. Non pas parce qu’il fait froid dehors, mais bien pour recharger la batterie de mon Mac qui commençait à s’endormir doucement sur la table en fer forgé. Je suis à mon bureau et la fenêtre est grande ouverte. Il y pénètre un léger vent dominé par des parfums salins. Le fleuve n’est pas trop loin et quand il s’en donne la peine, il nous offre des bouquets d’océan qui sentent bon la marée et les envies de départ.


Je pense à quoi là? Une allée d’épicerie. La mononucléose. Une pointure 9. Un ballon d’enfant tombé dans la cour du voisin. Un parasol qui n’arrête pas de bouger. Un quai en bois sur un lac. Une peinture de Wayne Gretzky.

lundi 19 septembre 2011

Vin marocain...

Censuré

Dimanche matin

Dimanche matin. J’entends la voisine d’en haut marcher dans sa chambre. Elle fait craquer les lattes de bois juste au-dessus de ma tête. Il vient sans doute de se lever, car je la devine aller et venir entre son placard et un coin précis de sa chambre. Sans doute l’endroit où est fixé le miroir. Ça fait «crak-crak-crak» puis ça s’arrête quelques instants. Puis ça repart «crak-crak-crak». Elle habite seule et se fait très discrète. Depuis novembre dernier que j’habite ici, je ne l’ai vue qu’hier sur son balcon. Je revenais de l’épicerie d’où je m’étais acheté quelques légumes pour me donner bonne conscience. J’ai remarqué qu’elle était rousse, mais je ne sais pas si c’est sa vraie couleur de cheveux. En trois secondes, je n’ai pas trouvé la manière de lui demander. Me semblait assez mignonne en tout cas. Une trentaine d’années tout au plus. Elle agrémente son balcon avec des fleurs qu’elle arrose de temps en temps. Parfois, elle est un peu généreuse dans ses quantités et l’eau dégouline jusqu’à sur mon balcon.

Tiens, voilà que les pas se font plus lourds maintenant. Je crois qu’elle vient d’enfiler ses chaussures. Pourquoi faire? Pourquoi pas des pantoufles? Doit-elle sortir un dimanche matin? Un brunch peut-être? Mais avec qui?

L’autre matin, c’était l’hiver dernier, je l’ai distinctement entendue émettre des «aaahh» et des «mmmhh» qui ne laissaient pas grand-chose à l’imagination. Pourtant elle habite seule et je n’entendais pas le lit craquer. Et juste au-dessus de ma tête encore! Coquine va!

Y a des tas de belles filles qui habitent sur ma rue. À deux maisons de la mienne par exemple, il y a cette blonde qui promène toujours son chien après le boulot. Tous les enfants du quartier n’en ont que pour le chien tandis que tous les papas du quartier n’en ont que pour la promeneuse du chien. Une vraie blonde dont le sourire ne fait pas de discrimination entre un gros et un maigre, entre un moche et un beau, entre un jeune et un vieux. Tous ont droit à son éclatant sourire qu’elle répand dans la ruelle comme une semence printanière. (J’sais pas trop ce que ça veut dire, mais ça me paraissait joli) Nous sommes tous égaux devant son sourire et franchement, juste pour ça, le gouvernement devrait lui décerner une pension à vie pour service rendu à la communauté. Être une belle fille qui promène son chien, c’est bien, mais être une belle fille qui promène son chien et qui, en plus, sourit à tout le monde, c’est mieux. Surtout l’automne, quand il commence à faire gris et froid. Combien de suicides a-t-elle empêchés juste en souriant à celui-ci ou à celui-là? Ce sont des choses comme ça qui font toute la différence entre un début de journée moche et un début de journée parfait. Si j’étais premier ministre, je reprendrais l’idée pour en faire un programme social des plus enrichissants. J’embaucherais en effet toutes les belles filles du pays et je leur offrirai un boulot comme ça. Je les éparpillerais aux quatre coins du pays, leur fournirais le chien et leur unique tâche serait de se lever plus tôt que tout le monde pour aller promener le toutou dans les ruelles du pays en souriant aux voisins. Idem en fin d’après-midi lorsque la société revient du travail. Ainsi, matin et soir, mes concitoyens seraient heureux au moins deux fois par jour. Je me demande ce qu’on attend pour mettre en oeuvre des programmes comme ceux-là. Mais que fait donc le gouvernement?

Malheureusement, elle habite avec un type qui semble l’aimer et je crois que c’est réciproque. Par contre, la présence du chien dans sa vie me dit que tout n’est pas parfait. Sinon merde, pourquoi donner autant d’affection à un stupide chien? Doit bien y avoir quelque chose qui cloche dans leur couple. J’ai demandé au chien l’autre matin alors qu’il s’était échappé momentanément de la supervision de sa belle promeneuse. «Dis-moi chien-chien, il doit bien y avoir un truc chez ton papa qui fatigue ta maitresse non? C’est quoi qui ne marche pas entre eux? Y pet au lit, c’est ça?» Le chien, pas con, s’est mis à se gratter le cul sur la pelouse en se traînant avec les pattes de devant, manière de me faire savoir qu’il ne dirait rien. Mais je n’ai pas lâché le morceau pour si peu. «Allez quoi, dis-moi au moins si elle porte de la fine lingerie le vendredi soir? Rouge ou noire sa petite culotte?» N’a pas répondu et m’a tourné le dos comme tous les bâtards de son genre, me laissant seul avec cette angoissante question.

vendredi 9 septembre 2011

N'importe quoi

Journée un peu stressante hier. J’ai en effet annoncé à mon ami ...

(... la suite de cette partie est censurée) ...

Il était environ 15h30 quand je suis rentré à la maison. Ma journée de boulot était terminée. Enfin, c’est ce que j’avais décidé puisque je ferai sans doute beaucoup plus que mes 40 heures encore cette semaine. Et puis il faisait beau et j’avais besoin de relaxer. Je me suis trouvé une terrasse de café sur la rue Mont-Royal où l’on vendait un café infect, mais l’endroit était confortable. J’ai lu quelques passages d’un bouquin fort intéressant écrit par Michel Dancoisne-Martineau et qui relate la petite histoire de l’île Sainte-Hélène du temps de Napoléon. Dancoisne-Martineau est un sympathique personnage, conservateur des domaines français de Sainte-Hélène pour la République française et peintre à ses heures. C’est mon ami Facebook et c’est une fois de plus le genre de petit détail qui me rend totalement accro par les «nouvelles technologies» (faudra bien un jour changé de terme). En effet, non seulement l’idée de correspondre en direct avec un type habitant à l’autre bout de la planète me rend gaga, mais en plus, il se trouve que ce type est l’un des plus illustres conservateurs de l’héritage napoléonien.


Varice & versa wrote:

- Bonjour Michel. Ça fait quoi de vivre à Longwood, la maison-prison de Napoléon, perdu au bout du monde sur un misérable caillou fouetté par les vents?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- On se sent un peu seul.


Varice & versa wrote:

- Est-elle hantée?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- Tu ne me croiras pas, mais parfois, le soir, quand je suis seul, il m’arrive d’entendre des bruits de pas qui vont et qui viennent dans la chambre de l’Empereur.


Varice & versa wrote:

- Tu me niaises?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- D’après toi?


Varice & versa wrote:

- Ouin... désolé.


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- T’as pas d’autre chose à faire que d’écrire des conneries à 3h du matin?


Varice & versa wrote:

- Ok bye


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- Bye.



http://www.domfrance.helanta.sh/index_files/Page1501.htm

mardi 6 septembre 2011

La spatule à boulettes...

Je loue mon chalet. Mais il se trouve qu’en ce moment, dès que je le loue, les locataires se mettent à déconner et à faire chier les voisins. Typique. On loue un chalet et du coup, on redevient barbare, fils des âges farouches et on se met à la quête du feu jusqu’au petit matin. On amène les chiens, la guitare, la bière et les tonnes d’amis et on s’installe autour d’un feu de camp (en pigeant grassement dans ma réserve de bois de chauffage) on se met à picoler et à gueuler parce que bon, on a loué un chalet et on a bien le droit quoi!

Hier mon voisin m’a appelé. M’a fait le topo du weekend. Un des chiens de mes locataires a attaqué son chien à lui. N’a pas apprécié. «Il l’a attaqué sur mon terrain à moi!» m’expliqua-t-il sur un ton plaintif. Comme si les chiens avaient les notions de la propriété et de l’arpentage. Mais bon, je comprenais son désespoir. C’est un bon mec, un peu bourru et un brin ermite. S’est retiré de la vie dès le premier jour de sa retraite et n’existe plus que pour terminer les rénovations éternelles de son chalet. Sorte de work in progress qui le tient occupé toute l’année.

L’autre semaine encore, c’était d’autres locataires avec d’autres chiens et des tentes de camping partout sur mon terrain. M’ont piqué mon kit d’ustensile à BBQ. Je ne sais vraiment pas pourquoi.


- Tu dois être en beau fusil, m’a dit ce même voisin bourru, mais sympa.

- Pas autant que fasciné. Pourquoi voler des ustensiles de BBQ? Et tout rouillés en plus!!


C’est vrai quoi. Il s’agissait de vestiges ayant appartenus à mon oncle et qui avaient passés les 25 derniers hivers dehors à se corroder sous la neige et la pluie. Je m’en servais uniquement pour tisonner les briquettes de charbons de bois. Le type, s’il a piqué ces saucisses avec ces outils, il doit être mort empoisonné à l’heure qu’il est. Enfin bref, après cette conversation téléphonique et toujours englué dans cette mélasse nostalgique dont j’ai parlé dans le texte précédent et qui faisait mention de Boy George et de la fille dont j’ai oublié le nom, mais pas son store jaune en carton, je me suis pris une longue marche sur la rue Mont-Royal en essayant de comprendre pourquoi au 21e siècle, il y avait des gens qui piquaient des ustensiles rouillés de BBQ dans un chalet loué à la semaine. Je ne juge pas remarquez, mais ça me fascine grave. J’imagine le mec revenu chez lui, défaisant ses bagages et qui dit à sa conjointe en lui montrant les objets dérobés :


- Regarde ma chérie, je lui ai piqué son kit d’ustensiles à BBQ à ce salaud! Tu voulais cesser de travailler et vivre comme une princesse? Et bien voilà, ton rêve va se réaliser mon amour. Tu sais combien on peut tirer de cette pince à saucisses et de cette spatule à boulette toute rouillée? Des millions!!! Oui, des millions de dollars ma chérie! Gniaak gniaaak gniaaak! Nous sommes riches mon amour! Riches!!! Mouuhaaa ha ha ha!!!

Boy George et le coco de Pâques

Ces journées de septembre sans soleil avec ces ciels aux couleurs d’un fond de cendrier, ça te fout bien souvent une couche de nostalgie assez épaisse entre les deux oreilles. J’étais englué là-dedans ce weekend. Hier, je roulais en direction de Montréal après avoir passé quelques journées au chalet et je ne sais, on aurait dit que toutes les stations de radio s’étaient donné le mot pour en remettre encore une épaisseur. À un moment, voilà-t-y pas cette vieille chanson de Boy George qui défile comme ça, sans demander la permission ni excuse. Do you really want to hurt me je crois le titre. Je n’avais pas entendu ça depuis au moins 20 ans. Boy George, ce n’était pas mon truc à l’époque et ça ne l’est pas non plus aujourd’hui, mais allez savoir, sur le coup j’ai trouvé la chanson très belle. En fait, ce n’était pas autant la chanson que ce qu’elle ramenait.


- Et que ramenait-elle?


Des images, des flashs, des odeurs et même des couleurs de cette lointaine première moitiée de la décennie ’80. Ça m’a aussitôt fait voyager et alors que je roulais sur la 131, suivant la caravane de voitures qui descendaient du chalet après ce long weekend, je me suis revu dans cette chambre à coucher de cette fille que j’avais connue la veille. C’était un matin de printemps, genre, mai ou juin. Je me souviens qu’elle avait un store en carton IKEA, jaune, typiquement années ’80. Ce fut en effet la mode chez certains étudiants ou chez ceux qui n’avaient pas beaucoup d’argent. Quand le soleil tapait dedans, cela donnait à la chambre une ambiance saisissant. Je ne sais pas pourquoi, mais cette chambre et cet éclairage jaune pétant m’avaient donné l’impression d’être à l’intérieur de gros coco de Pâques. Un jaune festif, mais en même temps impossible. Je me souviens de ce moment. J’étais encore allongé dans le lit pendant qu’elle préparait le petit déjeuner. Je ne me souvenais pas de son nom et pendant que j’entendais le bacon frétiller dans la poêle, je m’efforçais de scruter dans ma mémoire pour trouver l’endroit où j’avais foutu son prénom. Je me souviens aussi que ça sentait la pisse de chat même si l’endroit était d’une propreté exemplaire. C’était une fille arrivée à Montréal depuis peu et qui ne connaissait personne. Aussi, s’était-elle entourée de deux chats en guise de colocataires. Deux espèces de monstres pas plus hauts que ça, mais qui déplaçaient de l’air comme une armée de Cosaques dans les steppes de Russie. Elle habitait un petit deux pièces dans cet immeuble déprimant au coin de Sherbrooke et Frontenac. Je ne me souviens pas si la radio jouait ce matin-là, mais assurément, c’était l’époque de la chanson de Boy George parce que merde, ces images ne me sont pas venues comme ça gratuitement dès que j’ai entendu les premières notes à la radio hier après-midi.

dimanche 28 août 2011

Repose en paix Stephanie

Sur les routes forestières, quand je vais pêcher, il m’arrive souvent de voir des croix sur les bas-côtés du chemin.

Croix de bois.

Ces croix marquent les endroits où des personnes ont perdu la vie.

Accidents routiers.

Ces routes peuvent être extrêmement dangereuses quand on y prend pas garde. Le gravier peut rendre en effet la conduite très laborieuse et certaines courbes quand on n’a pas l’habitude, peuvent être mortelles.

De ces croix, il y en a une bonne demi-douzaine sur la route forestière entre Rivière-Aux-Rats et le lac Kempt. Mais je n’en avais jamais vu jusqu’à maintenant sur les routes des réserves fauniques où je vais pêcher.

Jusqu’à cette année.

Dans la réserve faunique Rouge Matawin au nord de St-Michel-des-Saints, après une de ces courbes justement, mon attention fut captée par un arrangement mortuaire plus élaboré que ceux que je croise d’habitude.

Je me suis arrêté et j’ai vu ça.


Le coeur serré, je me suis rapproché pour lire ce qui était écrit sur la croix et je dois vous avouer mes amis que j’ai ressenti une douloureuse sensation après coup.

Jugez-en par vous même.


Ciel couvert, le vent dans les arbres, aucun oiseau qui chantait, j’avais l’impression de fouler des pieds un espace sacré. J’étais debout à l’endroit précis où cette pauvre petite chouette avait perdu la vie. Quel âge peut-elle avoir sur la photo? 16, 17 ans?
Pauvre gamine.
Pauvres parents.
Je m’entendais respirer.
Je ne suis pas trop croyant, mais je me suis surpris à penser à elle très fort. N’aura jamais connu la vingtaine. Morte dans un chemin de garnotte perdu en plein bois. Sans doute après avoir passé un weekend de camping avec des amis. Le conducteur, casquette de baseball blanche vissée sur la tête, Honda Civic, voulait sans doute l’épater.
Je ne sais pas, je dis ça comme ça.
C’est juste que je trouvais qu’il s’agissait d’un inconcevable gâchis.

mercredi 10 août 2011

Ludwig

Censuré

jeudi 30 juin 2011

Symphonie

Journée un peu sombre à Montréal. Y a rien à dire quand les nuages plombent au-dessus de la ville. Y a des veilles souriantes qui se transforment en lendemains qui pleuvent. On se demande parfois si la vie n’est pas une symphonie écrite par Beethoven. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais il me semble entendre le tonnerre gronder et le vent souffler au loin. On a tous une symphonie numéro 3 dans le bide qui cherche à remonter jusqu’aux étoiles. Le deuxième mouvement surtout. Je crois qu’il n’y a rien de plus dramatique qui n’a jamais été écrit. Quoi que la symphonie # 8 de Schubert n’est pas mal non plus. Avouons-le mes enfants. Mais j’ai une toute petite préférence pour la 3 de Beethov à cause qu’elle fut écrite pour Bonaparte à l’origine. De fait, elle s’intitulait Symphonie Bonaparte, jusqu’à ce que ce dernier se décide de sa faire Empereur. Du coup, Beethov, et on ne sait pas trop pourquoi, il n’a pas aimé et il a renié sa dédicace et a ré-intitulé la chose sous le nom un peu maladroit de «Symphonie Héroïque». Mais on aurait retrouvé des manuscrits de 1827, soit quelque jours avant sa mort, où le pauvre artiste se contredisait encore et revenait à l’hommage rendu au Grand Homme.

Faut pas s’en faire et ça ne change rien aux choses. Napoléon restera toujours un méchant pour les cons qui ne lisent qu’une version de l’histoire. Ça n’empêchera jamais cependant les nuages de recouvrir le ciel de Montréal, comme on dit. Et les bretelles de tomber, est les petites culottes de s’abandonner. Mais ça, c’est une autre histoire.

jeudi 12 mai 2011

Retour des clients disparus

Censuré

dimanche 27 mars 2011

Étienne

Cafka le nom du café. Un jeu de mots entre Café et Kafka. Je n’ai pas bien compris pourquoi, mais c’est là, à Longueuil, que ce couple m’avait donné rendez-vous pour discuter de la vente de mon chalet.

Quand ils se sont pointés, j’étais déjà dans la place à les attendre. Je lisais La Délicatesse de David Foenkinos. Au moment précis où nous nous sommes donné la main, un fracas de chaises qui se renversent interrompt abruptement nos salutations. Un homme d’un certain âge venait de tomber sur le plancher, jetant du même coup une ambiance irréelle à l’endroit. L’homme du couple que je rencontrais est dans la vie préposé aux bénéficiaires et il s’est précipité pour aider le pauvre homme. Après être resté un long moment étendu sur le plancher, le vieillard s’est relevé pour reprendre sa place à la table. Une soudaine chute de pression semblerait-il.

Du coup, et pendant que j’observais la scène, et parce que je suis un angoissé de catégorie A1, je me suis dit deux choses:

1- Ou alors cette vente s’annonçait drôlement catastrophique...

2- Ou alors ce fut une chance cosmique inespérée que nous soyons précisément dans ce café au moment précis où l’homme s’est écroulé et que ce préposé fut présent pour lui porter les premiers soins.

J’ai opté pour cette seconde pensée.


On a ensuite discuté pendant plus d’une heure. En nous quittant, nous avions tous les trois une bonne impression.

Une vente conclura sans doute cette rencontre.


Sur le chemin du retour, je roulais en pensant à la vie et au temps qui passe. J’ai repensé à ce vieil homme, à sa manière de se relever tout en gardant sa dignité malgré le fait qu’il fut pendant un long moment le centre d’inquiétude de tout le Café. Vieil homme affaibli par les années, tête déplumée, le regard diminué, le geste incertain, mais l’attitude orgueilleuse d’un homme qui accepte son destin sans pour autant baisser les bras. Jusqu’au bout, jusqu’au dernier souffle, il tentera toujours de se relever en calmant les inquiétudes des plus jeunes. «Ça va aller. Ce n’était juste qu’une chute de pression. Je suis habitué.» Plus grandiose que ça, c’est impossible. Un boxeur qui sait que le combat est perdu, qui vacille, mais qui se relève encore et encore juste pour la beauté de la chose.


Coin Sherbrooke et DeLorimier. Je suis à la lumière et j’attends le feu vert pour tourner. Un piéton vient pour traverser, hésite, revient sur ses pas. Je reconnais le mec. C’est Étienne. Un très vieil ami à moi rencontré pour la première fois sur les bancs du Cegep en 1980. Nous sommes en froid lui et moi depuis au moins 15 ans. 15 ans sans l’avoir revu, sans lui avoir reparlé. Je ne me souviens plus trop pourquoi. J’ai la pêche comme disent les Français et je décide de jouer une scène de théâtre avec lui. Je vais lui donner matière à réflexion pour le reste du mois.

Je klaxonne. Il se retourne, me regarde, ne me reconnaît pas. J’ai mes grosses lunettes soleil combinées aux 15 années de décomposition communes. Je lui fais signe d’ouvrir la portière. Il s’exécute en se demandant ce que je lui veux. Il penche la tête à l’intérieur de la voiture. Je relève mes lunettes et comme si nous nous étions quittés 30 secondes plus tôt, sans bonjour ni émotion, sans sourire ni surprise, et d’un ton volontairement neutre, le plus neutre possible, le plus banal qui puisse exister, je lui dis «Tu veux un lift Étienne?». Il me reconnaît enfin, reste un moment figé par l’improbabilité du moment, puis me répond quelque chose comme «Non c’est bon, merci. Je retourne chez moi». Puis il referme la portière au même moment où le feu tombe au vert. J’appuie sur l’accélérateur et je tourne à ma droite en le laissant derrière moi sans doute pour un autre 15 ans. Je ne ressens ni regret, ni plaisir, ni émotion. Je suis simplement neutre, de cette neutralité qui confine à l’indifférence. Comme si je venais de parler à voix haute à une photo représentant une réalité qui n’existe plus. Un fantôme que j’ai connu naguère et qui est mort quelque part avant que les tours du World Trade Center ne s’effondrent.

Il fut pourtant, à une autre époque, dans mon autre vie, une sorte de guide politique. Le genre de type à entrer dans un de ces Cegep en région le matin et d’en sortir le soir après avoir organisé un Putsch à la direction de l’association étudiante. Sans doute celui qui m’a le plus aidé à me sortir de ma connerie. Un inénarrable casse-pied à sa manière, mais en même temps, comment dire? Un espèce d’accoucheur de conscience.

Je garde tout de même de lui de très bons souvenirs. Ma vingtaine et une partie de ma trentaine, c’est avec lui que j’en ai gaspillé des tonnes sur les zincs des bistros de la ville. Montréal nous appartenait à cette époque. C’était au temps où nous étions immortels.

vendredi 25 mars 2011

Le Cri

« J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher, et je suis resté là tremblant d'anxiété - et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature.

Edvard Munch

Ce que Munch ne pouvait savoir, c’est qu’il observait dans le ciel les effets de la terrible éruption du Krakatoa qui avait enveloppé le ciel de toute l’Europe d’un rouge flamboyant. Heureusement qu’il ne le savait pas d’ailleurs, parce que sinon jamais il n’aurait pu peindre l’angoisse avec une telle force expressive.

Car c’est exactement ça qu’il ressent et qu’il reproduit ici sans soucis de nuance esthétique: l’angoisse pure.

J’aime cette toile parce qu’elle représente bien notre temps selon l’angle qu’on veut bien lui donner. «Ce sang et ces langues de feu» dans le ciel, j’y vois par exemple l’avenir de l’humanité. Krakatoa c’est le non-respect du protocole de Kyoto. C’est aussi un peu la Libye. Le Japon. C’est l’appétit vorace et génocidaire des oligarchies.


Le Cri de Munch, c’est moi, c’est toi, c’est nous demain, après-demain ou dans 50 ans. C’est exactement cette gueule que fera l’ensemble du cheptel humain quand il se réveillera. Mais il sera hélas trop tard.

Crachat

Censuré

mercredi 23 mars 2011

Matin - 1

Matin -1

Matin 0

Matin + 1

Matin - 2

Matin - 1

Y a pas moyen OSTIE de se lever un matin et qu’il fasse quelque chose comme + 20? Câliss d’ostie de d’sacrament que j’suis écoeuré de c’t’ostie de pays de maaarde! En France, je suis certain qu’on voit déjà des fleurs dehors. C’est quoi l’ostie d’idée d’habiter un ostie de pays d’cul comme voilà-t-y pas le nôtre et d’être obligé de s’enfermer six mois par année, calvaire!!

C’est-y trop demander de pouvoir sortir dehors au moins une fois en mars sans avoir à se mettre trois épaisseurs de laine, ciboire!

Ostie que j’t’écoeuré!

On devrait avoir le droit de mettre en rang tout ceux qui disent aimer effrontément l’hiver et les battre un après l’autre avec une clé à molettes. Ces osties de gens heureux à maaarde!

Moins 1, moins 2, plus 1, zéro, moins 1... on dirait qu’ils font exprès. Genre pour nous dire «c’est le printemps mais bon, pas encore tout à fait... allez, encore un petit -2... et là, un petit - 1.... oh! Génial, demain c’est + 1... mais après demain on retombe à -2...» C’est qui ostie qui nous niaise comme ça?

Y a rien de beau et y a rien de bon dans les -2 et les + 2. Criss, décidez-vous en haut! C’est -20 ou c’est + 20 sacrament!

Arrêtez de nous passer l’assiette en dessous du nez pis branchez-vous, ostie!

C’est le printemps ou ça ne l’est pas? Ben tabarnak, si c’est le printemps, câlissez-nous au moins des + 10 ciboire! On ne demande pas grand chose, juste pouvoir sortir dehors sans se geler l’cul.

Pis les osties qui disent aimer ce pays pour ces 4 saisons. Ben kin mon câliss! C’est ça que ça fait 4 saisons! D’la criss de bouette en automne pis d’la criss de sluch au printemps!

Ben oui toé! T’aimes ça ostie d’moron d’la bouette pis d’la sluch!

Ça fait un printemps entre les deux saisons pis un ostie d’automne entre deux autres saisons! Entre-deux, c’est ni l’un ni l’autre tabarnak! Moi l’hiver, je veux bien mais criss, qu’y commence pis qu’y finisse à dates fixes osties! Les osties de tergiversations météorologiques, pus capaaaaaaaaaable ostie!


Bon, voilà, c’est dit. Je peux commencer ma journée.

Ostie d’pays d’cul!

dimanche 20 mars 2011

Une autre guerre

Ça y est. On vient d’enclencher une guerre en Libye.

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye/201103/19/01-4381117-la-libye-bombardee-par-mer-et-air-kadhafi-menace-de-riposter.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4381193_article_POS1


Pour ou contre, je ne sais pas. Je ne sais plus. Je me sens dépassé par les événements. Tout semble se dérouler trop vite. Beaucoup trop vite.

Humainement, je suis de ceux qui affirment qu’une guerre est le résultat d’un échec de l’intelligence sur le muscle.

C’est juste que celle-ci me fait plus peur que les autres. Trop d’incertitudes...

J’ai l’impression que nous sommes à l’aube d’une catastrophe. J’espère me tromper. Mais ce conflit ne repose sur aucune logique et pue l’improvisation, exactement comme ceux qui ont façonné les grands bouleversements de notre histoire. Depuis le premier jour où ce Tunisien s’est immolé publiquement, j’ai l’impression d’assister à un terrible et incontrôlable effet domino.

samedi 19 mars 2011

Qualité de vie

Censuré

lundi 14 mars 2011

Baguette française

Suis sorti faire quelques courses sur la rue Mont-Royal cet après-midi, question de profiter un peu de la température un peu plus clémente que celle des dernières semaines. Cette odeur de printemps que je respirais au détour d’une flaque d’eau, d’un spot de slush, ça faisait du bien aux narines. J’ai été acheter une baguette à la boulangerie tenue par des Françaises. Pas très jolies, mais elles ont l’accent. Comme on dit, ça fait la job pour tomber un peu amoureux, ne serait-ce que quelques secondes. Le temps de dire «Une baguette s’il vous plaît» et de payer.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’adore les Françaises. Belles ou moches, elles me font triper. Si j’étais musulman intégriste et qu’on m’offrait 12 vierges au paradis en échange d’un attentat suicidaire, je refuserais. À moins qu’elles soient Françaises.


- Vos vierges, elles sont Françaises au moins?

- Bien sûr que non, fils de chien d’infidèle! Nos vierges, elles sont tout ce qu’il y a de plus Arabes et musulmanes!

- Alors c’est non.

Par contre, si on m’offrait 12 Françaises...

- Vous les voulez comment vos Françaises?

- Normales.

- Jolies, vierges, blondes, gros ou petits totons?

- Je m’en fous je vous dis. Donnez-moi ce que vous avec en stock et ça fera amplement l’affaire.

- Alors ça court! (À l’attention des manutentionnaires de l’entrepôt) 12 Françaises pour le martyre numéro 24.

- Bon, l’attentat suicidaire maintenant. C’est pour quand?

- Demain matin devant l’ambassade américaine. Tenez, voici votre ceinture d’explosifs. Attention, interdit de fumer quand vous portez ça sur vous.

- Et ça fait mal quand ça explose?

- Bof, on n’a pas le temps de le réaliser. Mais juste au cas où, prenez une grande respiration avant d’actionner le mécanisme.


En sortant de la boulangerie, je me suis dirigé à la maison du rôti où je me suis acheté deux bavettes de bison et des rillettes de gibier pour tartiner ma baguette. Hasard et coïncidence, la caissière était Française et ma foi, jolie comme tout. Malheureusement, elle devait avoir quelque chose comme 345 ans de moins que moi et une fois de plus, j’ai maudit intérieurement le temps qui passe et qui fait que les jolies jeunes filles ne me regardent même plus. Et bien sûr, il ne faut pas compter sur le gouvernement pour qu’il fasse quelque chose dans cet important dossier. Cruelle époque. C’est pour ça qu’il faut faire la révolution les amis. Et justement, parlant de révolution, j’ai croisé un type en sortant de la boucherie qui glanait les signatures des passants pour pouvoir se présenter au fédéral. C’était un vieux communiste. Je croyais qu’il n’en existait plus. Sans doute l’un des derniers survivants. Sorte de dinosaure politique. Bien sûr, j’ai signé et je l’ai encouragé, ne serait-ce que pour le courage de la chose. Il en a profité pour m’expliquer son programme et j’ai retrouvé le même dogmatisme que mes anciens cocos du temps du Cégep du Vieux-Montréal. Même discours appris par coeur. Même pupille éteinte dans les yeux. Quand je lui ai parlé de Olivier Besancenot, il m’a regardé comme si je parlais le serbo-croate. Comment pouvait-il se dire communiste et ignorer celui qui en France, incarne la gauche anticapitaliste et qui a récolté 1,500,000 voix aux dernières présidentielles? Ce qui m’a confirmé que malgré son discours «prolétaires de tous les pays», le pauvre bonhomme avait une vision totalement centrée sur le Québec. Non, pire que ça. Complètement centrée sur le Plateau Mont-Royal devrais-je dire.

Mais bon, au moins il croyait encore en quelque chose et sincèrement, je l’enviais un peu, moi qui ne crois plus en rien depuis bien longtemps. Ou alors en Amir Khadir, mais ça aussi ça fait très Plateau.

Ne pas parler du Japon

Je n’ai pas le goût de parler du Japon. C’est trop déprimant. Toutes ces images de dévastation, ça t’a un arrière-goût de fin du monde.

Tremblement de terre, tsunami, la terre qui se désaxe de quelques degrés, la hausse du prix du pétrole, la hausse des prix des aliments, la crise financière qui n’est pas tout à fait terminée, les bouleversements climatiques, les états Américains qui projettent d’interdire la syndicalisation de la fonction publique, franchement cette période n’est pas la plus réjouissante de l’histoire de l’humanité et on devine que nos lendemains ne seront pas très roses.

Un jour viendra où il faudra prendre de vrais décisions sur nos dirigeants.

mercredi 9 mars 2011

Zdeno Chara - Max Pacioretty

Je ne me souviens pas d’avoir vu de ma vie un coup aussi salaud. Sincèrement, après l’avoir vu totalement inconscient sur la glace, je croyais que Pacioretty était mort. Au café avec quelques amis réunis pour regarder la partie, nous en avions des sueurs froides dans le dos. Je crois que la carrière de ce jeune homme est terminée. Jamais il ne pourra se relever indemne d’une telle agression sauvage. Pourra-t-il seulement remarcher de nouveau? Le cou semble avoir reçu le gros du choc. C’est dément ce qui s’est passé! Complètement ahurissant! C’est inimaginable que la Ligue Nationale de Hockey ne veuille pas sévir davantage pour ce genre de saloperie.



mercredi 2 mars 2011

Comment d'un ange, on fait un extrémiste

Censuré