dimanche 18 septembre 2011

Zatoichi Best Scene

Toujours sur le même thème... voici un clip d'un fan sur Youtube. Je veux connaître le titre de cette chanson!!!

Zatoichi


Regardez la bande-annonce : http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces/zatoichi,20617

Et maintenant, allez voir le film, c’est gratos: http://www.videoscourtesclic.com/film/action/regarder-films-gratuit-streaming-zatoichi

Je vous jure sur ma réputation de cinéphile que vous ne le regrettez pas. Bon d’accord, ce n’est pas en version originale, mais ça se laisse regarder facilement. C’est un excellent film d’action. Intelligent, brillant et rempli de trouvailles. Les scènes de combat sont de catégorie A1. Et comme c’est asiatique à 100%, on y trouve la touche de dépaysement culturelle propre à ce type de film. Il n’y a pas de repère ici pour nous, pauvres habitués des productions de Hollywood.

Sérieusement, c’est l’un des meilleurs films de Kung Fu que j’ai vus. Et Dieu sait que j’en ai vu des masses. Mais bon, question technique, ce n’est pas du Kung Fu vu que c’est japonais. Disons que c’est un film de karaté. Ou de Samuraï. Ou de ronin. Mais pas de Kung Fu. La photographie n’est rien de moins que splendide. Le personnage principal mérite une place dans la mythologie des films d’action.

Putain, je viens de me taper ça et j’en voudrais encore. Sanglant, mais brillant. Drôle par moments, mais tellement BD. Sincèrement, on dirait un Manga japonais qui bouge et qui produit des sons.

À voir et à revoir.

vendredi 9 septembre 2011

N'importe quoi

Journée un peu stressante hier. J’ai en effet annoncé à mon ami ...

(... la suite de cette partie est censurée) ...

Il était environ 15h30 quand je suis rentré à la maison. Ma journée de boulot était terminée. Enfin, c’est ce que j’avais décidé puisque je ferai sans doute beaucoup plus que mes 40 heures encore cette semaine. Et puis il faisait beau et j’avais besoin de relaxer. Je me suis trouvé une terrasse de café sur la rue Mont-Royal où l’on vendait un café infect, mais l’endroit était confortable. J’ai lu quelques passages d’un bouquin fort intéressant écrit par Michel Dancoisne-Martineau et qui relate la petite histoire de l’île Sainte-Hélène du temps de Napoléon. Dancoisne-Martineau est un sympathique personnage, conservateur des domaines français de Sainte-Hélène pour la République française et peintre à ses heures. C’est mon ami Facebook et c’est une fois de plus le genre de petit détail qui me rend totalement accro par les «nouvelles technologies» (faudra bien un jour changé de terme). En effet, non seulement l’idée de correspondre en direct avec un type habitant à l’autre bout de la planète me rend gaga, mais en plus, il se trouve que ce type est l’un des plus illustres conservateurs de l’héritage napoléonien.


Varice & versa wrote:

- Bonjour Michel. Ça fait quoi de vivre à Longwood, la maison-prison de Napoléon, perdu au bout du monde sur un misérable caillou fouetté par les vents?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- On se sent un peu seul.


Varice & versa wrote:

- Est-elle hantée?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- Tu ne me croiras pas, mais parfois, le soir, quand je suis seul, il m’arrive d’entendre des bruits de pas qui vont et qui viennent dans la chambre de l’Empereur.


Varice & versa wrote:

- Tu me niaises?


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- D’après toi?


Varice & versa wrote:

- Ouin... désolé.


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- T’as pas d’autre chose à faire que d’écrire des conneries à 3h du matin?


Varice & versa wrote:

- Ok bye


Ze conservator of ze domaines of Sainte-Hélène wrote:

- Bye.



http://www.domfrance.helanta.sh/index_files/Page1501.htm

mardi 6 septembre 2011

Superbe dessin

Une des plus fascinantes images des albums de Tintin. Enfant, je pouvais passer des heures à regarder les dessins de ces deux volets de l’expédition lunaire du petit reporter Belge.

Ici, Hergé a intégré des ombres dans ses paysages pour la première et la dernière fois des Aventures de Tintin, trichant sur les conventions de la ligne claire. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_claire ) Ce faisant, l’auteur ajoute une touche picturale dramatique qui fera sensation. Les longues traînées ombragées derrière les personnages et la fusée soulignent l’aspect démesurément désertique des lieux tout en conférant une aura quasi mystique aux scènes lunaires. (wow! C’est moi qui viens d’écrire ça??)

À noter que le souci du détail, toujours poussé à son maximum dans Les Aventures de Tintin, aura amené Hergé à «concevoir» la technologie de la fusée qui, quelques années plus tard, sera encensée par les techniciens de la NASA. À noter aussi que cette aventure fut publiée en 1953, soit 16 ans avant le vol de Neil Armstrong.

Soir de printemps à Rabat

J’ai retrouvé ça dans mes notes :


À la terrasse d’un café, le jour s’en va et laisse la place à la nuit et à sa fraîcheur bienvenue. Une légère brise de mer caresse les stigmates laissés par le soleil. Mon nez entre autres qui se colore maintenant d’un rouge estival des plus réjouissant pour un nordique. Le soleil a tapé dessus alors que je visitais de vieilles ruines romaines. Il faudra que je pense à m’acheter un chapeau pour les prochains jours.

À la terrasse d’un café, je feuillette le journal Le Monde tout en dégustant un espresso. Je termine mon article sur les événements qui se déroulent en Côte d’Ivoire et je laisse ensuite mon esprit vagabonder en observant le flot incessant des voitures. C’est un soir d’été parfait, ni trop chaud ni trop frais, de ces soirs d’été qui n’existent que trop rarement à Montréal.

Je pourrais passer le reste de mes vacances ainsi, le cul sur cette chaise de Café.


Ça se passait à Rabat en avril dernier. Je me souviens très bien ce ce moment. Une délicieuse soirée à ne rien foutre d’autre que de regarder le soleil descendre à la terrasse d’un café. Un grand moment de farniente.

La spatule à boulettes...

Je loue mon chalet. Mais il se trouve qu’en ce moment, dès que je le loue, les locataires se mettent à déconner et à faire chier les voisins. Typique. On loue un chalet et du coup, on redevient barbare, fils des âges farouches et on se met à la quête du feu jusqu’au petit matin. On amène les chiens, la guitare, la bière et les tonnes d’amis et on s’installe autour d’un feu de camp (en pigeant grassement dans ma réserve de bois de chauffage) on se met à picoler et à gueuler parce que bon, on a loué un chalet et on a bien le droit quoi!

Hier mon voisin m’a appelé. M’a fait le topo du weekend. Un des chiens de mes locataires a attaqué son chien à lui. N’a pas apprécié. «Il l’a attaqué sur mon terrain à moi!» m’expliqua-t-il sur un ton plaintif. Comme si les chiens avaient les notions de la propriété et de l’arpentage. Mais bon, je comprenais son désespoir. C’est un bon mec, un peu bourru et un brin ermite. S’est retiré de la vie dès le premier jour de sa retraite et n’existe plus que pour terminer les rénovations éternelles de son chalet. Sorte de work in progress qui le tient occupé toute l’année.

L’autre semaine encore, c’était d’autres locataires avec d’autres chiens et des tentes de camping partout sur mon terrain. M’ont piqué mon kit d’ustensile à BBQ. Je ne sais vraiment pas pourquoi.


- Tu dois être en beau fusil, m’a dit ce même voisin bourru, mais sympa.

- Pas autant que fasciné. Pourquoi voler des ustensiles de BBQ? Et tout rouillés en plus!!


C’est vrai quoi. Il s’agissait de vestiges ayant appartenus à mon oncle et qui avaient passés les 25 derniers hivers dehors à se corroder sous la neige et la pluie. Je m’en servais uniquement pour tisonner les briquettes de charbons de bois. Le type, s’il a piqué ces saucisses avec ces outils, il doit être mort empoisonné à l’heure qu’il est. Enfin bref, après cette conversation téléphonique et toujours englué dans cette mélasse nostalgique dont j’ai parlé dans le texte précédent et qui faisait mention de Boy George et de la fille dont j’ai oublié le nom, mais pas son store jaune en carton, je me suis pris une longue marche sur la rue Mont-Royal en essayant de comprendre pourquoi au 21e siècle, il y avait des gens qui piquaient des ustensiles rouillés de BBQ dans un chalet loué à la semaine. Je ne juge pas remarquez, mais ça me fascine grave. J’imagine le mec revenu chez lui, défaisant ses bagages et qui dit à sa conjointe en lui montrant les objets dérobés :


- Regarde ma chérie, je lui ai piqué son kit d’ustensiles à BBQ à ce salaud! Tu voulais cesser de travailler et vivre comme une princesse? Et bien voilà, ton rêve va se réaliser mon amour. Tu sais combien on peut tirer de cette pince à saucisses et de cette spatule à boulette toute rouillée? Des millions!!! Oui, des millions de dollars ma chérie! Gniaak gniaaak gniaaak! Nous sommes riches mon amour! Riches!!! Mouuhaaa ha ha ha!!!

Boy George et le coco de Pâques

Ces journées de septembre sans soleil avec ces ciels aux couleurs d’un fond de cendrier, ça te fout bien souvent une couche de nostalgie assez épaisse entre les deux oreilles. J’étais englué là-dedans ce weekend. Hier, je roulais en direction de Montréal après avoir passé quelques journées au chalet et je ne sais, on aurait dit que toutes les stations de radio s’étaient donné le mot pour en remettre encore une épaisseur. À un moment, voilà-t-y pas cette vieille chanson de Boy George qui défile comme ça, sans demander la permission ni excuse. Do you really want to hurt me je crois le titre. Je n’avais pas entendu ça depuis au moins 20 ans. Boy George, ce n’était pas mon truc à l’époque et ça ne l’est pas non plus aujourd’hui, mais allez savoir, sur le coup j’ai trouvé la chanson très belle. En fait, ce n’était pas autant la chanson que ce qu’elle ramenait.


- Et que ramenait-elle?


Des images, des flashs, des odeurs et même des couleurs de cette lointaine première moitiée de la décennie ’80. Ça m’a aussitôt fait voyager et alors que je roulais sur la 131, suivant la caravane de voitures qui descendaient du chalet après ce long weekend, je me suis revu dans cette chambre à coucher de cette fille que j’avais connue la veille. C’était un matin de printemps, genre, mai ou juin. Je me souviens qu’elle avait un store en carton IKEA, jaune, typiquement années ’80. Ce fut en effet la mode chez certains étudiants ou chez ceux qui n’avaient pas beaucoup d’argent. Quand le soleil tapait dedans, cela donnait à la chambre une ambiance saisissant. Je ne sais pas pourquoi, mais cette chambre et cet éclairage jaune pétant m’avaient donné l’impression d’être à l’intérieur de gros coco de Pâques. Un jaune festif, mais en même temps impossible. Je me souviens de ce moment. J’étais encore allongé dans le lit pendant qu’elle préparait le petit déjeuner. Je ne me souvenais pas de son nom et pendant que j’entendais le bacon frétiller dans la poêle, je m’efforçais de scruter dans ma mémoire pour trouver l’endroit où j’avais foutu son prénom. Je me souviens aussi que ça sentait la pisse de chat même si l’endroit était d’une propreté exemplaire. C’était une fille arrivée à Montréal depuis peu et qui ne connaissait personne. Aussi, s’était-elle entourée de deux chats en guise de colocataires. Deux espèces de monstres pas plus hauts que ça, mais qui déplaçaient de l’air comme une armée de Cosaques dans les steppes de Russie. Elle habitait un petit deux pièces dans cet immeuble déprimant au coin de Sherbrooke et Frontenac. Je ne me souviens pas si la radio jouait ce matin-là, mais assurément, c’était l’époque de la chanson de Boy George parce que merde, ces images ne me sont pas venues comme ça gratuitement dès que j’ai entendu les premières notes à la radio hier après-midi.