samedi 30 avril 2011

Attentat

Attentat dans un café de Marrakech. Ça fait tout drôle de se dire qu’il n’y a même pas deux semaines, j’étais assis à ce même café. Je buvais peinard un expresso pendant que M... se prélassait dans un hammam. Je lisais Le Monde à l’ombre de la terrasse. Le lendemain, j’y étais retourné avec M... Nous en avions fait notre point de repos entre deux ballades à pied. Une chatte s’était faufilée entre les tables du resto en tenant son chaton dans sa gueule. Elle s’était trouvé un refuge bien peinard sous une table occupée par des Allemands pour s’occuper de son petit braillard de minou. Plus loin, une famille de Français gueulait parce qu’il ne restait plus de place à l’ombre. M... prenait des photos de la place Jemaa el Fna qui se trouvait juste devant nous. Il faisait soleil. Le ciel était bleu. Il devait faire environ 28 degrés. Un vent léger soufflait. C’était en fin d’après-midi. Une journée parfaite et tous les touristes du monde entier qui se trouvaient sur la terrasse étaient heureux d’être là, sauf les Français, bien sûr.

mardi 26 avril 2011

37h1\2

Censuré

dimanche 24 avril 2011

Encore un peu de Maroc

Moi mais je ne me souviens plus où. Je me souviens de la pièce, je me souviens de l’espace, je me souviens de la lumière, je me souviens de voir M... prendre la photo, mais je n’ai plus la moindre idée ni dans quelle ville ni dans quel lieu nous étions. J’avais ce ridicule chapeau, donc c’était après Volubilis où je l’ai acheté pour quelques dirhams. Je me souviens aussi qu’il faisait chaud et que j’en avais relevé le bas de mon pantalon. Mais où diable étions-nous?


Moi à Marrakech mangeant des escargots mijotés dans un bouillon mystérieux. Je ne sais pas pourquoi, mais cette photo me fait penser au film The Dear Hunter...



Volubilis, ancienne ville romaine. Les vestiges sont superbes et méritent une visite pour tout ceux qui décident de passer quelques jours au Maroc.

L’avenue principale de Volubilis, l’équivalant de l’époque de nos grands boulevards. À droite et à gauche se dressaient des colonnes qui supportaient des bâtiments abritant des commerces. L’allée piétonnière se trouvait (sur la photo) à droite des colonnes. Elle était recouverte pour protéger les passants des aléas de la température (est-ce que ça se dit ça? Ch’sais ben pas...) Au sol, l’on peut encore voir aujourd’hui sur les vieilles pierres les rainures laissées par les tiges de fer qui servaient à barricader les portes. La série de dalles que l’on voit au centre de la route protégeait la canalisation de l’époque qui servait à amener l’eau jusque dans les différents points de la ville. Tout au bout, le superbe Arc de triomphe par où les armées entraient ou sortaient.

Toujours dans les ruines de Volubilis, cette surprenante sculpture en ronde-bosse représentant une bite. Le guide nous expliqua que nous nous trouvions à ce moment-là dans ce qui était sans doute le bordel de la ville, à deux pas de l’Arc de triomphe. Fascinant n’est-ce pas?


Je trouvais cette image rigolote. En plein désert, au milieu de rien, ce Touareg profite d’un moment de repos pour faire un appel à l’aide de son cellulaire.

samedi 16 avril 2011

Un dernier pour la route...

Ciel nuageux à Marrakech, les premiers véritables nuages depuis deux semaines. Je m’en vais me perdre dans cette ville-folie et démesurée pendant que vous dormez encore en ce samedi matin. Demain, retour à une réalité toute nord américaine. Sans doute le dernier message live from ici.

On se reparle plus tard.

Duel avec un Jedi ayant rejoint le côté obscur de la Force

J’avais déjà croisé ce type dès mon arrivée en Afrique. À l’aéroport de Casablanca, il était assis dans un café et je l’avais déjà trouvé étrange parce qu’il lisait un journal qu’il tenait à l’envers. En fait, il m’observait d’un oeil torve (Copyright Michel Blais) et malgré son faux nez en plastique et ses lunettes noires, j’ai tout de suite deviné qu’il tentait de tromper mon attention en optant pour ce subtil déguisement.

Plus tard, je l’ai revu à Rabat où il vendait du poisson (pas très frais) en face du petit hôtel où nous logions. Il portait cette fois une fausse moustache blonde (qui contrastait férocement avec ses cheveux noirs) et un tablier de poissonnier. Ce ne fut qu’à ce moment que j’ai compris que ce type-là, c’était un ancien chevalier Jedi tombé dans le côté obscur de la Force.

Grosso modo, c’était un méchant.

Et moi, bien sûr, j’étais le bon, le jeune apprenti Jedi venu au Maroc pour apprendre tous les secrets de la Force. Quelqu’un l’avait prévenu de mon arrivée (Mohamed VI sans doute) et sa mission était de m’éliminer avant que j’entre en contact avec Yoda (qui se cache ici sous le nom de Youssef Ben Ali Karte DiDébi) pour créer le réseau international du JSAC (Jedi socialiste et anti-capitaliste.) Tout au long de mon voyage, je le retrouvais ici et là sur mes traces, tantôt déguisé en agent de change, tantôt déguisé en cireur de souliers.

C’était un véritable professionnel de la filature et je devais user de toutes mes énergies pour parvenir à le semer.

Sans succès.

Alors hier soir, juste avant d’arriver à Marrakech, et alors que je sortais du taxi pour aller faire pipi dans le désert, voilà-t-y pas que je le trouve dans la même position que vous le voyez sur la photo, volontairement démasqué, hautain, fière, pourri de confiance en lui, me regardant d’un oeil torve (Copyright Michel Blais Bis) et prêt à se battre parce que ce Maroc-là était décidément trop petit pour nous deux. Il pensait me prendre par surprise alors que je pissais sur le sol aride du désert désertique et désert de monde. Mais moi, je ne suis pas du genre à me laisser impressionner, même en pissant. Alors j’ai pas fait ni un ni deux et j’ai dégainé mon sabre laser et je-te-me-l’ai réduit en hachis que ça n’a même pas été drôle. Il gisait sur le sol, inerte et le corps encore chaud, son oeil torve n’étant même plus torve du tout, mais ressemblait plutôt à celui d’un merlan frit noyé dans l’huile d’olive au fond d’une assiette marocaine. J’ai secoué ma bizoune et remonté d’un geste indifférent le ziper de mon pantalon et je m’en suis allé vers d’autres aventures, confrontant les dangers comme seul un aspirant Jedi Première classe socialiste et anti-capitaliste sait le faire.

vendredi 15 avril 2011

Collection des Chevaliers Jedi (suite)

Grand Jedi tentant de passer incognito en allant faire sa lessive.

Chevalier Jedi devenu clochard. Triste chose que de voir ces fiers chevaliers tombés dans l'indigence.

Jedi quittant le terrain de foot complètement dépité après une défaite de son équipe.

Still cool in the desert, comme qu'on dit dans mon livre à moi.

Maroc'N Roll Baby!