lundi 15 octobre 2012

Couleurs du temps



L’automne donne des images qui suintent la mélancolie. Suffit d’un nuage qui passe par là pour changer du tout le même paysage.

Rideau


Je me lève. Le ciel est si bas qu’il vient toucher le lac juste en face. Je ne déteste pas. On dirait un voile momentanément baissé sur la vie. Un changement de décor comme au théâtre. Quand il se relèvera, peut-être que les guerres auront cessées. Peut-être qu’il y aura plus d’équité entre les hommes. Peut-être que les famines n’existeront plus. 
Mais j’en doute. 

Chute de neige



Ces photos furent prises juste devant la porte d’entrée de la succursale où je passe en ce moment la plus grande partie de ma vie. Cela faisait comme un champignon atomique dans le ciel de Montréal Nord. C’était en fait un nuage gorgé d’eau déversant sa cargaison qui, en pleine chute libre, s’est transformée en neige. Je vous glisse ça ici. Ne venez pas me dire ensuite que je suis sans coeur et que je ne partage rien avec vous.

vendredi 12 octobre 2012

Fuck! Pas encore!!!


Matin plein de soleil. Mais matin angoissant. Je viens de voir qu’ils ont une fois de plus placer des panneaux d’interdiction de stationnement devant ma rue. Misère de misère, vont-ils encore nous la bloquer pour des mois? 
La dernière fois, la chose avait durée près d’un an. 10 mois bien comptés. Le bal du stationnement va-t-il recommencer? 

Cette ville est décidément gérée par des corrompus. Les révélations récentes de la Commission Charbonneau nous le prouvent, pour peu que cela restât à prouver. Tout le monde savait que c’est la mafia qui dirigeait cette ville, sauf ceux qui ne voulaient pas le voir. En 2009, lors des dernières élections municipales, tout le monde savait que le parti du maire Tremblay était corrompu jusqu’à l’os. Tout le monde sauf ceux qui ne voulaient pas le voir. 
Et s’il n’y avait que la ville encore... 
Le témoignage de Zampino nous dévoile les dessous de la mécanique. Une mécanique qui s’étend horriblement jusqu’aux portes du bureau du premier ministre du Québec. 
La mafia s’est infiltrée jusque dans les arcanes du pouvoir suprême du Québec et certaines révélations laissent entendre que des hauts placés du parti du premier ministre du Canada ne seraient pas épargnés par les rapprochements dangereux avec des membres de la mafia. 
Mais je vous fais une petite prédiction : aucun membre de la garde rapprochée de monsieur Charest ou de Harper ne sera inculpé à la fin de cette Commission. 
Ce ne sont que les joueurs de second niveau qui se feront épingler. 
Vous voulez parier? 

En plus de son salaire de premier ministre, monsieur Charest touchait un salaire versé par le Parti libéral du Québec. Sachant maintenant que ce même parti touchait des millions de $ en pots de vin en échange de lucratifs contrats de construction - contrats de constructions qui, faut-il le rappeler, étaient exécutés par des compagnies appartenant à des proches de la mafia - il est légitime de penser que ce salaire supplémentaire était payé à même l’argent sale collecté auprès du crime organisé. 
Et après on se demande pourquoi monsieur Charest a hésité deux ans avant de mettre en branle cette commission. 
Mais le pire, c’est qu’il existera toujours des cons pour voter pour ce parti de filous et de voleurs. 

Me font chier.

jeudi 11 octobre 2012

The Rolling Stones -- Doom And Gloom (Lyric Video)


Le tout dernier des Rolling Stones. Tout frais sorti des fourneaux. Du pur, du bon, du grand rock. Du Stones pur jus comme on dit dans les chaumières.

L'homme pressé


J’ai vu ce film à 14 ans au cinéma de Repentigny. Je ne l’ai jamais revu depuis. Mais il m’avait fait une grande sensation. C’était l’époque du cinéma à budget moyen et aux scénarios forts.  Au milieu des années ’70. L’âge d’or du cinéma français. Édouard Molinaro le réalisateur. Quelle belle époque. 

mercredi 10 octobre 2012

Secousse


J’étais assis devant mon écran. J’écrivais un machin pour ce blogue que je n’ai pas linké. D’ailleurs c’est tout ce que je fais ces temps-ci quand j’écris. J’écris long, mais au denier moment, je ne publie pas. Oui je sais, c’est étrange, mais tout est étrange en ce moment. Faut pas chercher à comprendre. 
J’écoutais Dark Side Of The Moon. J’en étais à la chanson Brain Damage quand c’est arrivé. 
Un joli petit tremblement de terre. Une bonne secousse qui m’a fait dire tout haut «Wow!!!» Suivi d’un long grondement qui s’est amenuisé. De bout en bout, je dirais quelque chose comme 30 secondes. J’ai eu le temps de me lever et de sentir sous mes pieds le plancher trembler. Dehors, tout était calme, si ce n’était d’une alarme de voiture plus sensible que les autres qui hurlait au loin. Remarquez, peut-être a-t-elle été déclenchée par une tout autre chose. 
Sur les réseaux sociaux, ça s’est mis à débouler. Fallait voir ça. Ça postait de partout. Avec une amie et collègue, on a même commencé un fil de discussion sur cet étrange comportement dont nous étions tous un peu coupables. 
Le besoin de se rassembler? Le besoin de parler? Le besoin de se rassurer? 
Toutes ces réponses, mais en virtuel? 
N’empêche, j’ai apprécié l’expérience et ça m’a fait découvrir une autre utilité des réseaux sociaux. 
Utilité? Vraiment? 
Ch’sais plus. 

Sinon j’écris un peu n’importe quoi. Ça arrive comme on dit. 

Bon je vous laisse. M’en vais travailler. Y a des assoiffés qui ne peuvent pas attendre. Faut les combler nom de Zeus. J’ai mon troupeau du matin qui doit déjà piaffer devant la porte, deux heures avant le temps. Hiver comme été, ils sont là. Toujours les mêmes. Ne sont pas foutus de se rappeler les heures d’ouverture et quand ils te voient débarquer sur le plancher de vente, et même si c’est écrit gros comme ça sur la porte que tu n’ouvres pas avant 10h, ils se mettent à cogner dans la fenêtre trente minutes avant le temps. 
Ils font la gueule. Dans leur tête d’imbibés, le salopard, c’est toi. 
Ce qui n’est pas tout à fait faut. Surtout quand je me fous de leur gueule derrière la grande vitre.