samedi 9 juin 2012

Lady Masburel 2005


Suis en train de déguster un très bon vin. Lady Masburel, Côtes de Bergerac, 2005. Ne cherchez pas, y en a plus. Ou alors juste une, dans mon cellier personnel. $21, pas plus. Fallait me le demander avant. 

vendredi 8 juin 2012

Chute du lac Kempt






La chute de la rivière qui va se jeter dans le lac Kempt. J’y suis allé il y a deux semaines pour pêcher le Doré. Mais de Doré, il n’y en avait pas. Que des brochets. Pas grave, c’était chouette quand même. 

Ça dérape...


À lire et à entendre certains journalistes faire les vierges offensées pour trois vitrines cassées; à entendre les propos baveux, hautains, provocateurs, condescendants de Jacques Villeneuve à l’endroit des étudiants (et en passant, qui n’a sans doute pas payé lui-même ses études en Suisse... merci papa!) à lire et à entendre certains racistes qui bavent de plaisir à faire du Khadir Bashing, («retourne en Iran!» «Terroriste!» «agenda islamiste caché!») finalement, le Grand Prix, ça ne serait peut-être pas une si mauvaise idée de l’arranger bien comme il faut. 
Mais bon, respirons par le nez et ne tombons pas dans le piège. La casse et le chaos, c’est justement ce que Charest espère en ce moment. Plus ça va chier, plus il va se frotter les mains. Évitons de lui faire plaisir. 
Et j’ajouterais qu’en ce moment, madame Marois et son PQ de dinosaures sont dans le même état d’esprit. Son point de presse au lendemain de l’arrestation de Khadir démontrait clairement une stratégie électoraliste. 
La cause étudiante?
La crise sociale? 
Une coalition contre le PLQ?
«Bof! Élisez-moi et on verra tout ça après» 
La démonisation du député QS fait son affaire. Elle voudrait bien apparaître comme la candidate du compromis. 
Un manque de vision total qui ouvre la porte à une victoire de monsieur Charest. On est dans la merde les amis. 

jeudi 7 juin 2012

Ça pue...



Arrêté, menotté, humilié pour avoir simplement suivi une pacifique manif de casseroles. Nous sommes de centaines de milliers chaque soir partout au Québec à en faire autant. Pourquoi Amir Khadir et pas nous? Parce que c’est le seul député qui ose se tenir debout devant cette loi abjecte? 
Cette crise sociale montre le vrai visage des institutions politiques quand celles-ci se sentent menacer. 
Ça pue au Québec. 

Une bière dans le chaos



Ça se passait le 23 mai dernier, le soir de la grande rafle. Rue St-Denis, je m’étais rendu pour supporter les victimes innocentes de la répression policière. Les meilleures bières sont celles qui se prennent entre deux cordons de policiers pendant une révolution. 

lundi 4 juin 2012

De démocratie



La démocratie? 
Ce que nous avons sous les yeux ici n’est qu’un simulacre. Un pastiche. Un ersatz. Ça en a le nom, mais ça n’en donne pas les fruits. Soyons positifs et parlons plutôt d’une ébauche grossière. Un croquis incomplet. 
Réfléchissons : 
Le peuple n’a de pouvoir que de léguer ce même pouvoir à une poignée d’inconnus regroupés en partis politiques. Des «élus». Cela se fait généralement aux 4 ans. Et pendant ces 4 ans, le peuple doit se fermer la gueule sous prétexte qu’il aura tout le loisir de changer d’élus aux prochaines élections. 
On le voit en ce moment. 
Or quand le peuple ose proposer de modifier les paradigmes, ou simplement quand il s’oppose à telle ou telle décision douteuse de ses propres élus, ceux-ci n’hésitent pas à frapper, à séquestrer, à poivrer, à gazer, à manipuler, à duper, à effrayer, à  humilier et à museler le peuple. 
Vous savez pourquoi? 
Parce que nos élus craignent la vraie démocratie.

vendredi 1 juin 2012

Un genre de manifeste


Des manifestations, il y en aura encore et l’été risque d’être très chaud. Politiquement je parle. Cette négo qui n’en a jamais été une montre le vrai côté de monsieur Charest et de son parti de corrompus. Voilà un homme borné, orgueilleux, manipulateur et tellement obsédé par le pouvoir qu’il ne craint pas de risquer la déconfiture économique de sa métropole simplement pour se donner une chance de gagner la prochaine élection. 
Cette élection, il voulait depuis longtemps la jouer sur le dos des étudiants. C’était son plan, son idée, sa stratégie. Mais voilà, il n’avait pas prévu l’extraordinaire pouvoir de mobilisation de cette nouvelle génération. Le résultat est aussi fantastique que navrant : cette grève étudiante aura accouché d’une crise sociale majeure qui risque de plonger Montréal dans un gouffre financier sans précédent. Et le pire c’est que ce chienlit semble maintenant faire son affaire. Il réajuste sa stratégie au jour le jour, ciblant ses interventions en fonction de la catastrophe, mais sans pour autant s’attaquer à ladite catastrophe. Monsieur Charest est un surfeur. Il surfe sur des vagues de merde comme un champion. Il sait que plus ça chie, plus la position des électeurs se radicalise. Encore quelques jours de manifestations et le Québec sera totalement divisé en deux. 
  • En deux comment? Pro ou anti Charest? 
  • Non. Plutôt pro et anti contestations. 
  • Ce n’est pas la même chose?
Non! Car dans la tête d’une majorité de Québécois, la prochaine élection ne consistera plus à faire un choix entre un parti politique et un autre, mais bien sûr la manière de casser les reins de ces «enfants gâtés». J’en connais autour de moi. Pas beaucoup, mais il y en a. Vous aussi vous en connaissez. On a qu’à faire le tour de nos «amis FB». Nous en avons tous dans nos relations qui croient que Montréal est à feu et à sang, pris en otage par une bande de pirates hissant le pavillon rouge avant de déferler dans les rues de la ville pour s’adonner au pillage et au massacre d’innocentes victimes. Ces gens ne vivent pas à Montréal et ne savent de ces manifestations que ce qu’ils en lisent dans le Journal de Montréal ou ce qu’ils en voient dans la télé de PKP. Ils n’attendent qu’une élection pour voter pour l’ordre et la sécurité. Quitte à réélire ce parti politique corrompu, cette façade «soft» de la mafia montréalaise. Et Charest, ce redoutable monstre politique, le sait mieux que quiconque.
À partir de maintenant, nous avons tous la responsabilité citoyenne de maintenir en vie cette indignation populaire. Nous devons la vendre aux frileux et aux peureux de cette province pour qu’un jour nos enfants puissent vivre dans une société débarrassée de ces politiciens abjects qui comptent sur la peur et l’ignorance de leurs propres électeurs pour mieux les enculer collectivement. 
À qui la rue? 
À NOUS LA RUE!