vendredi 17 octobre 2008

Les sondages.

Donnez-moi un sondage à faire et je lui ferai dire tout ce que vous voudrez. Vous voulez 95% de souverainistes? Pas de problème. Suffit de décomposer la question en 5.
- Seriez vous en accord ou en désaccord à n'avoir qu'un seul impôt au Québec et que cet impôt soit uniquement géré uniquement par le gouvernement du Québec?
- Seriez vous en accord ou en désaccord à ce que toutes les taxes perçues sur le territoire du Québec soient gérées uniquement par le gouvernement du Québec?
- Seriez vous en accord ou en désaccord à ce que toutes les lois sur le territoire du Québec concernant le Québec soient uniquement dictées par l'assemblée nationale du Québec?
- Seriez vous en accord ou en désaccord à ce que toutes les décisions concernant le Québec à l'extérieur du Québec soient uniquement décidées par l'assemblée nationale du Québec?
- Seriez vous en accord ou en désaccord à ce que l'immigration sur le territoire du Québec soit gérée par l'assemblée nationale du Québec?

Je viens de décomposer la notion d'un pays souverain en 5 questions. Et vous avez là à peu près tout ce qui faut pour récolter au moins 95% de "oui" à chacune des 5 questions, même en prenant un échantillonnage fédéraliste. À l'inverse, je peux faire basculer vers la négation mon % de souverainistes d'au moins 40% avec une seule question :
- Seriez pour ou contre la souveraineté du Québec?
Et si je veux faire droper de 15 % de plus cette option, ma question sera la même mais cette fois, en utilisant un choix de mots plus spécifiques. Par exemple:
- Seriez vous pour ou contre à ce que le Québec se sépare du reste du Canada sans garder aucun lien juridique ou économique?
Notez ici que j'ai sciemment utilisé le verbe "Séparer" plutôt qu'utiliser un terme comme "Accède à sa souveraineté". C'est voulu parce que c'est prouvé que c'est ce qui fait peur aux gens. Et si je sais tout ça, c'est que j'ai travaillé de longues semaines sur ce sondage au temps des accords du lac Meech. Au temps où monsieur Parizeau était chef de l'opposition et n'attendait qu'une élection pour prendre le pouvoir. Je sondais pour le PQ et notre travail, entre autres choses, consistait à décrypter les mots sensibles à utiliser ou à rejeter dans une éventuelle question référendaire. Travail passionnant qui m'a fait découvrir que le citoyen ordinaire est un animal immensément manipulable.

J'ai ensuite travaillé de nombreuses années dans les boîtes de sondages privées. Assez longtemps pour savoir que c'est la plus belle crosse qui ne puisse pas exister. Surtout pour des sondages politiques en temps d'élections. La seule manière d'avoir un éclairage un peu plus précis serait de sonder jour après jour et après jour pendant des années un échantillon régulier de répondants en ne posant toujours que les mêmes questions de base. Unique manière de te faire un portrait constant et à peu près cohérent de l'électorat parce que tu peux toujours revenir en arrière pour comprendre les mouvances selon certaines situations précises. Exactement ce que font les sondeurs internes des partis politiques comme le PQ. Ça serait un peu long à expliquer ici cependant.
Les boîtes privées pendant les campagnes électorales n'ont grosso modo que 30 jours pour se monter une photographie de la tendance. De plus, et pour une question d'économie, ils ne vont se concentrer que sur ce que l'on nomme dans le jargon "la course de chevaux", c'est à dire sur "celui qui va gagner dans telle ou telle circonscription", laissant tomber les questions parallèles, trop nombreuse et trop coûteuses, qui aident pourtant à solidifier la photographie de la tendance en tenant compte des irritants imprévisibles ou difficilement quantifiables (taux de participation, possibilités de changer d'idée à la dernière minute, l'influence potentiel sur l'électorat d'un parachutage d'un candidat, etc) Au PQ, on va même jusqu'à sonder le répondant sur ses votes lors des précédentes élections, question de savoir si le répondant est un butineur qui va d'une fleur à l'autre ou plutôt un indéfectible qui ne changera jamais d'idées.

Enfin bref, je m'emporte. Ce que je voulais dire, c'est que les présidents des boîtes de sondages son de pseudos experts qui se prennent pour des oracles en essayant de quantifier le vent qui souffle dans la tête des citoyens. Ils habillent leurs analyses de grandes formules qui impressionnent le profane.

Les sondeurs privées sont aux actuaires ce que les critiques sont aux artistes: Des ratés sympathiques.

Les sondages se sont plantés lors de la dernière élection. Et aussi sur celle d'avant, quand l'ADQ a fait sa percée surprise. Les sondages (privées) se plantent tout le temps, mais les patrons de ces boîtes ont toujours de bonnes raisons pour nous expliquer que ce n'est jamais de leur faute. Je sais aussi, et uniquement par le vent de panique qui a soufflé sur le PCC lors des dernières semaines de la campagne, (voir ou relire les réactions de Blackburn quand un sondage le donnait à 40% seulement) que ce parti n'a pas de sondeurs internes. Ou s'ils en ont, ils ont travaillés uniquement comme les privées, c'est à dire seulement à partir du début de la campagne.

Aujourd'hui, la palme de l'explication la plus idiote pour expliquer ce énième grand ratages des sondages privés, revient à Raynald Harvey président de Segma. Voyez cette explication : «Quand on a réalisé nos coups de sonde, dit-il, le portrait s'était pas mal figé. La participation a fait la différence. Le NPD a été défavorisé car les jeunes ont moins voté et le PLC et le PCC ont fait mieux que prévu."
En bref, ce n'est pas que les sondeurs soient incompétents, mais c'est de la faute à la participation, aux jeunes surtout qui n'ont pas été voter. Voilà! C'est pas plus compliqué que ça. Blackburn a fait 12% de plus que prévu mais c'est de la faute à la participation, aux jeunes, au "portait qui était pas mal figé au moment où le sondage fut fait". Ce n'est certainement pas du tout la faute des sondeurs.
Mais le plus drôle c'est quand il dit :"... et le PLC et le PCC ont fait moins que prévu"
Prévu par qui ducon? Par toi non? C'est pas ta job justement de "prévoir"? Un sondage, ce n'est pas supposé servir à ça justement?
Plus loin, il rajoute: "Rappelons qu'un sondage porte sur 100% de la population, donc cela crée de la distorsion.»
De la distorsion?? Kossé ça ciboire?? Tu t'es planté pauvre con, c'est pas plus compliqué que ça.
Pour lire l'intégrale: http://www.cyberpresse.ca/actualites/elections-2008/200810/15/01-29786-les-sondages-avaient-vu-juste-ou-presque.php

Les riches écrasent toujours les pauvres.

http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2008/10/16/002-Wal-Mart_fermeture_garage_n.shtml

Une convention collective qui fait passer le salaire de ses employés de 8.50$ à 11.54$, et Wal-Mart qui dit : « Nous sommes obligés de payer ces employés 33 % plus cher que la concurrence directe qui est également syndiquée. Ça veut dire qu'il faudrait augmenter nos prix de plus de 30 % pour demeurer concurrentiels, et ça, c'est quelque chose que nous ne sommes pas prêts à faire. »
Est-ce qu'il faudrait pleurer en plus pour les actionnaires de Wal-Mart?
Si ce n'est pas ça rire du monde, je me demande ce que c'est. On ne parle pas de salaires à 30$ de l'heure, on parle d'un ridicule 11.54$!! Et on ne parle pas de Bobby Auto Shop, on parle de Wal-Mart et de ses 350 milliards de $ de chiffre d'affaire pour 2006.

La FTQ pense que le gouvernement du Québec devrait s'impliquer dans ce dossier parce que Wal-Mart ne respecte pas une convention imposée par les lois de la province.
Qui veut parier avec moi que le gouvernement ne fera rien? Si vous en doutez, allez voir sur ce lien et vous comprendrez pourquoi. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2005/12/03/001-wal-mart-chine-qc.shtml

jeudi 16 octobre 2008

Le temps des mémés qui tombent

Je me suis levé tard à cause des élections de la veille et de la bouteille de vin vidée en écrivant le précédent post. Je me suis attardé longuement à lire les commentaires des résultats sur les différents quotidiens sur le net. J'ai aussi perdu un peu trop de temps sur Facebook qui est une invention franchement inutile. Ou enfin, pas vraiment utile. Anyway.
Il était environ 13h quand la faim m'a poussé à sortir de la maison pour aller me mettre quelque chose dans le ventre. Direction Café in Vivo sur Sainte-Catherine, dans l'est. Chouette Café de gauche un peu bohême où Le Devoir et La Presse remplacent l'incontournable et déprimant Journal de Montréal de tous les putains de restaurants de la planète-Montréal.
En roulant en direction sud sur Viau, j'ai vu en plein milieu de la chaussée une vieille mémé étendue de tout son long. Une autre était penchée sur elle et tentait de la relever. Un sac à main reposait un peu plus loin, à quelques mètres d'elles, comme s'il avait été projeté. Comme je suis un homme allumé, vif d'esprit et d'un caractère très logique, je me suis dit comme ça: Mmmmh.... bizarre autant qu'étrange! Il me semble que cette scène n'est pas normale. Une vieille mémé n'est pas supposée être allongée de tout son long sur le Boulevard Viau alors que des voitures remontent vers elle sur trois voies de large. De même qu'il me semble tout à fait singulier de voir l'autre mémé tenter de la soulever avec ce reflet de panique dans le regard. Et j'ajouterais comme ça, parce que je suis aussi un fin observateur, que si elle est allongée ainsi sur la chaussée, c'est qu'assurément, quelque chose ne va pas du tout. Le premier moron-à-casquette-blanche-conduisant-une-Honda-Civic-modifiée-avec-une-pétasse-décolorée-et-nombrilisante-assise-sur-le-siège-du-passager passant par là pourrait très bien lui rouler dessus. Je dois donc faire quelque chose.

J'ai mis les deux pieds sur le frein, allumé mes clignotants de sûreté et bondissant de ma Toyota Tercel toute pourrie mais qui ne rate jamais les lacs perdus où elle m'amène pêcher l'été, je me suis précipité à la rescousse de la pauvre vieille. Je regrettais de ne pas avoir apporté avec moi ma cape, mon masque et mes collants qui me font une grosse poche de super héros au niveau de la croupe. Mais déjà, un autre mec était arrivé sur les lieux, me volant par quelques secondes le rôle principal dans cette action d'héroïsme. L'enculé! Je suis venu à deux doigts de lui piquer la vieille et la sauver pour moi tout seul. Mais bon joueur, je m'en suis abstenu.
Pendant que cette dernière se remettait péniblement debout, je dirigeais le trafique tout en faisant de mon corps musclé un rempart d'airain contre les monstres d'acier arrivant à plus de 300km\hre. (Ça roule drôlement vite sur Viau)
La mémé avait eu un léger malaise et s'était effondrée comme ça, sans raison. (Ils sont parfois étranges les vieux. Voir si l'on s'effondre comme ça, sans raison sur le Boulevard Viau! Elle aurait pu faire quelques pas de plus et s'effondrer sur le trottoir, comme tout le monde.) Ou alors peut-être parce que c'est l'automne et que ça ramène aux vieillards des images de mort et de vie qui se termine bientôt. Allez savoir avec les vieux!

Elle s'était remise debout mais semblait encore un peu dans les vapes. Elle regardait tout autour d'elle comme si elle revenait d'un long et profond coma. Peut-être même qu'elle aura vu sa vie défiler devant ses yeux, entre le Presse Café et le Village des Valeurs situés à l'intersection de Viau et d'Ontario.
Le mec (le voleur de premier rôle) lui demandait si elle allait bien, si elle avait besoin d'aide mais elle ne répondait pas. La raison en était très simple. C'est que pendant sa chute (enfin, je suppose), son appareil auditif s'était détaché et pendouillait mollement dans le vide, retenu uniquement par le fil qui s'entortillait autour de son oreille. Moi je voyais tout ça mais je ne disais rien, encore un peu frustré par le fait qu'on venait de me voler le premier rôle de ma vie. Qu'il se démerde ce héros de pacotille!
Pendant ce temps là, et d'une seule main, je repoussais un camion de déménagement qui voulait écraser la mémé pendant que de l'autre main, et sans forcer, je m'allumais une clope.
L'autre mémé qui l'accompagnait lui répétait tout ce que le mec lui disait mais en lui criant carrément les informations parce que si l'on a bien suivit jusqu'à maintenant, la mémé dans les vapes ne comprenait rien. Elle essayait de replacer son appareil mais elle n'arrivait pas à le faire entrer dans l'orifice approprié (C'était pour ne pas utiliser deux fois le mot "oreille") Je me suis alors souvenu que j'avais sur moi mon cellulaire et que bon, ça pouvait toujours servir autrement qu'à envoyer des messages texte un peu cons aux amis parce que je n'ai rien d'autres à faire dans la vie. Je me suis donc approché de la vieille et de son orifice approprié et j'ai hurlé : Je peux téléphoner à Urgence Santé si vous voulez.
Pendant ce temps là, je tenais toujours le camion de déménagement en respect, ne me laissant même pas intimider par le fait qu'il était entrain de brûler ses pneus à force de tourner dans le vide tellement il tenait à écraser la vieille. Ils sont souvent comme ça les camions de déménagement quand ils voient une mémé qui cherche à remettre leur appareil auditif dans leur orifice approprié après un malaise cardiaque ou autre.
J'avais oublié que je portais mes lunettes soleil qui me font des yeux de mouche. Des lunettes de pêche en fait. Polarisées et tout le tralala. Avec ces lunettes, je peux voir dans le fond de l'eau et même au travers des robes des filles si je me plisse un peu les yeux. Un truc super que mon ex m'avait acheté chez Le Baron, Articles de pêche et de chasse, en ces temps lointains où j'étais heureux d'être en amour. (surtout le soir, quand elle glissait son long corps lisse de jeune femme entre mes bras de quadragénaire angoissé. Le matin aussi quand j'y repense comme il faut. Surtout qu'elle mettait toujours trois heures à s'habiller et à se déshabiller parce qu'elle ne se décidait jamais sur le choix de ses vêtements. Scènes mémorables dont je garde de doux souvenirs. Coquine va! Mais bon, passons...) J'avais donc oublié que j'avais mes yeux de mouche, mes longs cheveux qui ont poussés comme de la mauvaise herbe depuis le printemps dernier et qui me font comme une moppe sur la tête parce que je ne me peigne jamais, (C'est chiant un peigne. Ça fait mal quand les cheveux s'entortillent dedans. Putain de peigne!), ma barbe de trois semaines, ma corde de cuir dans cou, ma mâchoire de macaque et mon nez un peu croche, résultat d'un plaquage sur la glace au football quand j'avais 17 ans et dont j'étais très fier parce que je pissais le sang tout en poursuivant la partie.
Bref, et pour faire court parce qu'il est tard et que je travaille demain, j'avais une dégaine à faire peur aux mémés qui ont des malaises sur Viau au coin d'Ontario quand c'est l'automne et que la mort fait jouer des films de la vie qui passe devant les yeux de mémés qui regardent partout. Résultat, quand elle s'est retournée vers moi, elle a fait un saut et a reculée de trois pas. L'autre, celle qui n'avait pas de malaise ni même d'appareil auditif dans la région de la cavité où se dépose la cire d'oreille quand le marchand de sable fait la grève, lui répéta alors ce que je venais de lui gueuler mais en gueulant encore plus fort. Du coup, le camion de déménagement s'est arrêté aussi sec. Mais c'était peut-être une pure coïncidence. Allez donc savoir avec les camions de déménagement de nos jours. Ils ne vont même pas voter. C'est tout dire.
- Non! Non! Pas besoin. Je vais très bien. Ça va aller, qu'elle dit en essayant encore de replacer son maudit appareil de merde qui ne voulait pas rentrer dans la chose qui forme un trou juste en haut du lobe de chair du niveau de la tête où les sons et les bruits se faufilent pour faire de la musique quand justement, il y a de la musique dans les environs de Viau et d'Ontario à l'automne, en cette douce saison de mélancolie qui voit les feuilles et les mémés tomber.

(Merde! Parenthèse. Je viens d'ouvrir à l'instant une bouteille de Conde de Valdemar 2001 à 23$ et cette chose d'habitude si merveilleuse est bouchonnée!!! Fuck! Fuck! Fuck! et Re Fuck!!!)

Elle n'allait pas bien pour autant et c'était assez facile à deviner. Mais les vieux, ils ont de l'orgueil. Surtout les mémés. Ça vient du fait qu'elles accouchaient généralement leurs 38 enfants par famille après avoir travaillé dans les champs toute la journée. Dans ce temps là, il était interdit de se plaindre. Surtout pour les femmes dont le rôle était très simple et se résumait à peu près à ceci: Torcher et pondre. Vision de la femme qui a tendance à revenir à la mode aujourd'hui puisqu'elle figure autant dans le programme du Parti Conservateur du Canada que dans celui de l'ADQ. Ces deux grands partis politique tellement modernes et progressifs.

Quand j'ai vu que la vieille pouvait vivre encore quelques jours et qu'elle avait peur de moi, je suis remonté dans ma voiture et j'ai repris ma route.

Café in Vivo, la serveuse en fonction me semblait nouvelle. Enfin, disons que c'était la première fois que je la voyais. Je lui ai commandé un chili végé et un expresso pour la fin. Je me suis tapé tout ça en lisant les journaux. La serveuse était fière quand je lui ai dit que c'était très bon. Je l'ai vu à son embonpoint qui s'agita comme une marée montante sous mes compliments. Son ventre fit des vagues. Ou n'était-ce qu'une impression? Une vague impression alors.
Des toiles d'un artiste débutant et sans grand talent étaient accrochées aux murs. Bon dessinateur, mais peintre médiocre. J'ai trouvé ça cocasse parce que généralement, c'est le contraire.
Deux filles étaient à la table à côté de la mienne et parlaient de leur cuite de la veille pendant que j'en étais rendu aux statistiques du hockey. L'une d'elles avait un timbre de voix qui m'agressait pendant que j'essayais de prévoir le nombre de points que Kovalev pourrait obtenir cette saison. Et puis elle avait des cheveux blonds et l'on voyait qu'elle en était fière. Elle ignorait qu'un jour, elle deviendrait elle aussi une mémé qui s'effondre à l'automne. Mais comme elle avait quelque chose comme 15 ans de moins que moi, c'est certain que je ne serai plus là pour arrêter les camions de déménagement qui voudront l'écraser. J'aurais voulu lui parler de tout ça, mais elle m'aurait pris pour un demeuré.

Je me suis ensuite dirigé vers la rue Saint-Denis, qui est la rue que j'aime le plus à Montréal. Je voulais acheter un bouquin de Jean-Marie Gustave Le Clézio parce qu'il vient de gagner le prix Nobel et aussi parce que je n'avais jamais rien lu de lui. Je me suis donc fait le Renaud-Bray et j'ai remarqué que je n'étais pas le seul à être passé chez Le Clézio. Son étale était sans dessus dessous. Mais comme je ne voulais pas passer aux yeux des caissières (toujours très belles chez Renaud-Bray, même quand elles sont laides. Depuis que je suis en âge de conceptualiser mes pulsions sexuelles, j'associe toujours mes fantasmes féminins avec mes passions. Ainsi, quand j'étais ado, je rêvais de faire ma vie avec une vendeuse de programmes du Forum de Montréal : Le prograaaaamme de la soirée, tonight's prooooograaaaam! Ces mots qu'elles lançaient en nous accueillant quand les portes s'ouvraient, j'en fondais littéralement. J'avais 10, 12, 14 ou 17 ans et c'était toujours des vieilles d'au moins 23 ou 24 ans. Mais dieu qu'elles étaient belles!
Un jour, quand je serai vieux et filet de bave aux coins des lèvres, je me taperai un pute de luxe que je ferai habiller en vendeuse de programme du Forum de Montréal année 1976 et pendant que je la copulerai à couilles rabattues, je lui glisserai un billet de 100$ supplémentaire pour qu'elle me susurre à l'oreille: Le prograaaaamme de la soirée, tonight's prooooograaaaam! Dans la pièce d'à côté, et parce que je serai devenu un vil pervers, j'aurais embauché au noir trois Mexicains pour faire cuir des hot-dogs steamés juste pour respirer l'odeur nostalgique du vieux Forum au moment où ma bite nonagénaire viagralisée communierait avec l'orifice approprié. Amen. )
... mais, disais-je, comme je ne voulais pas passer aux yeux des caissières pour un twit qui achète les récipiendaires de prix littéraire, j'ai aussi acheté un petit bouquin scientifique qui parlait d'origine de l'Univers et des trous noirs, qui sont aussi, quand on y pense, des orifices mais à cette différence près qu'ils ne sont pas nécessairement appropriés. Surtout quand on sait que ce sont des machins qui se promènent librement dans le cosmos en avalant des galaxies complètes au petit déjeuner. Quand on sait ça, on se demande sérieusement pourquoi nos gouvernements ne font pas des lois pour empêcher ça.

Eh, là franchement, je crois que je vais aller me coucher parce que je commence à dire n'importe quoi et qu'en plus, je commence à trouver vraiment délicieux ce petit vin bouchonné.

mercredi 15 octobre 2008

Observations sur les élections.

Le Bloc Québécois est le seul parti politique de toute la planète démocratique à dominer son territoire avec des majorités écrasante élections après élections et qui pourtant, amène les "analystes politiques" ou bien à questionner son existence, ou bien à juger négativement son score. Exactement comme ce soir où malgré la main mise sur 2\3 des comtés, les observateurs parlaient d'un "résultat moyen".
C'est quand même incroyable.

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Une fois de plus, les sondages étaient dans le champ.
* Les derniers chiffres avant les élections donnaient environ 4% d'écart entre les Libéraux et les Conservateurs au niveau canadien. On envisageait même à un certain moment un gouvernement Libéral minoritaire. Les résultats de ce soir sont une véritable gifle aux boîtes de sondages, les libéraux terminant la soirée avec un retard de plus de 11%.
* Deux semaines avant les élections, on donnait la candidate du Bloc favorite avec 12% d'avance sur Blackburn dans Jonquière-Alma. Ce dernier a pourtant remporté la course les deux doigts dans le nez avec plus de 50% du vote. Une remontée comme ça en deux petites semaines est carrément impossible. Il faut parler d'incompétence pure au niveau des sondages.
* Dans les dernières semaines, on parlait de plusieurs pertes des conservateurs au Québec. Ils ont pourtant fait presque le même score ce soir.
* On parlait d'une déconfiture des libéraux au Québec. Ils terminent pourtant la soirée avec plus de % de vote et plus de comtés qu'en 2006.

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On parlait d'un taux de participation de seulement 56%. Ce qui serait le chiffre le plus bas jamais enregistré au Canada. http://www.elections.ca/content.asp?section=pas&document=turnout&lang=f&textonly=false
Une glissade progressive qui se poursuit depuis 1963. Ce n'est pas seulement qu'inquiétant, c'est surtout très grave. Ça veut dire que près de la moitié des personnes en âge de voter s'abstiennent.
Ne pas voter est aussi un droit quand les idées ou les candidats ne nous conviennent pas. Mais dans une élection comme celle que nous venons de vivre et qui consistait grosso modo à choisir entre deux visions d'avenir aussi diamétralement opposées que celle que nous proposaient les rednecks de Harper vs. tous les autres, cette considération ne tient plus. C'est ou bien un je-m'en-foutisme hallucinant ou une imbécillité crasse généralisée. On parlait quand même d'un type ici qui rejette Kyoto, qui a voulu imposer une censure dans le domaine des arts, qui baise le cul des faucons de Washington, qui laisse crever des prisonniers politiques canadiens dans les prisons des pires dictatures du monde, qui empêche ses députés de parler aux médias, qui est contre l'avortement, qui va envoyer des ados en prison pour la vie, qui réduit l'accessibilité à l'information pour les journalistes malgré les lois canadiennes. Dans une élection comme celle-ci, et quand on est contre de telles idées, il n'y a pas d'excuse pour ne pas voter. Je suis souverainiste mais si voter Dion avait été mon seul choix pour barrer la route de ce cato de droite de l'Ouest canadien, je l'aurais fait sans l'ombre d'une hésitation.

Mais le pire dans tout ça, c'est que les chiffres démontrent que c'est surtout chez les plus jeunes que ce désintéressement déplorable se produit. Manque d'intérêt ou simple manque de culture comme certains l'affirment? Autrement dit, (et soyons méchants un tout petit peu parce que cette statistique m'a horrifié quand elle fut mentionnée ce soir et que j'ai envie de me défouler un brin) la société est-elle entrain de former des bataillons de crétins pour l'avenir? À voir le nombre de morons au volant d'Honda Civic modifiées qui roulent sur nos routes et à voir le nombre de pétasses assises sur le siège du passager, nous serions porter à le croire.
Devrions nous obliger les citoyens à voter?
J'hésite à me prononcer.
Car enfin, ne vaut-il pas mieux voter avec 56% de personnes concernées qu'à 100% dont 44% de ceux-ci ne seraient même pas capable de trouver la capitale de leur pays sur une carte géographique?

J'ai longtemps travailler dans les sondages et cela m'a donné l'opportunité de côtoyer des étudiants pendant environ 20 ans. Autrement dit, j'ai longtemps évolué dans un environnement où l'âge moyen était toujours identique et tournait autour de 22 ans. Pendant toutes ces années, j'ai noté une réelle régression de culture générale entre ceux qui avaient 22 ans en 1985 et ceux de 2005. C'est très chiant à dire mais une chose est indéniable. Les jeunes d'aujourd'hui, en général, son politiquement et culturellement plus pauvres que ceux des années précédentes.
Pour me donner une idée rapide de la culture des personnes qui venaient faire une demande d'emploi, je m'étais fait une sorte de petit questionnaire très simple où je demandais des questions d'intérêts variés. Des questions excessivement simples comme:

Qui est le Premier Ministre du Canada?
Nommez trois auteurs Québécois.
Nommez trois pays d'Europe.
En quelle année l'homme a-t-il marché sur la lune?
Qui est le secrétaire général de l'ONU?
Nommez la capitale des États-Unis d'Amérique.

Comme on le voit, on ne parlait pas ici d'expliquer les équations menant à la théorie de la relativité restreinte et quiconque ouvrait un journal ne serait-ce qu'une fois par semaine pouvait répondre facilement à ces questions. Pourtant, les dernières années, il était très très très très très très très très très très très très très très très très rare qu'un demandeur d'emploi de moins de 30 ans parvenait à répondre positivement à ces questions. Tous (ou presque) se trompait sur l'année de la conquête lunaire (on parle quand même ici de l'exploit le plus symbolique de toute l'histoire de l'humanité), la plupart échouait à égalité sur les noms du secrétaire général de l'ONU et des trois auteurs québécois, beaucoup ne n'arrivaient pas à nommer trois pays d'Europe ou de nommer la capitale des USA et certains n'arrivaient même pas à nommer le nom du Premier Ministre de leur propre pays! (Et je jure que c'est vrai. G... qui est un lecteur régulier de ce blog et qui a travaillé avec moi pourra confirmer cette triste et lamentable réalité.) Et j'ajoute que je parle ici d'étudiants d'université pour la plupart, des garçons et des filles qui constituaient jusqu'à un certain point l'élite de demain, qui n'étaient pas cons, qui avaient accès au savoir, à l'aisance matériel, au confort, qui qui qui qui....

Mais je m'emporte et je déborde de mon sujet. C'est toujours comme ça les soirs d'élections.

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Harper minoritaire. Putain de merde! La pire chose qui pourrait arriver maintenant c'est que les Libéraux éjectent Dion. Ça nous donnerait une opposition complètement inerte pour au moins deux ans. Harper en profiterait pour passer ses pires lois sans craindre de se faire renverser. D'un autre côté, je ne vois pas l'opposition de la chambre se mettre d'accord pour défaire le gouvernement dans les prochains deux ans et ce, avec ou sans Dion. Ce qui veut dire que pendant 24 mois au moins, ce gouvernement aura toute la latitude voulue pour imposer sa vision de droite à l'ensemble du pays. Oubliez Kyoto. Oubliez le jeune Omar Khadr qui croupit à Guantanamo depuis l'âge de 15 ans et qui se tape sa ration quotidienne de décharges électrique sur les testicules. Oubliez le registre des armes à feu. Oubliez les missions de paix pour l'armée canadienne. Oubliez la défense des plus démunis de la société. Oubliez l'idée du pollueur-payeur. Oubliez la lutte au réchauffement climatique. Oubliez tout ça pendant au moins deux ans. Le Canada vient de reporter au pouvoir un gouvernement de droite, foncièrement anti avortement, anti gai, férocement religieux, rétrograde, moralisateur et militariste. Bravo Canada! Bravo la région de Québec!

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On parle " du mystère de la région de Québec" d'une élection à l'autre parce qu'au provincial, ils votent pour l'ADQ et qu'au Fédéral, ils votent pour les Conservateurs. Pour moi, il n'y a aucun mystère et l'explication est très simple. Il s'agit simplement d'une bande de crétins dont les effets de consanguinité commencent simplement à faire leur effet. Ça fait longtemps que je sais que les gens de Québec sont des cons de première catégorie. Ça remonte pour moi à l'époque de la rivalité Canadiens-Nordiques. Au plus fort de cette hystérie, et pendant le tournoi de hockey Pee-wee de Québec, je les avais vu huer comme des hystériques les enfants de 12 ans qui représentaient Montréal. Québec n'est pas une ville. C'est un village peuplé de morons sectaires. C'est pas plus compliqué que ça. Il ne faut pas tomber dans le piège et essayer de les comprendre. Il faut plutôt essayer de les amener au XXI siècle et de leur faire comprendre que l'humanité a dépassé depuis longtemps l'invention de la roue.

samedi 11 octobre 2008

Honte à CTV

http://www.youtube.com/watch?v=p5hoSfvIFFE

Le service de nouvelles de la chaîne CTV vient de tomber bien bas. contre toutes les règles de l'intégrité journalistique, ils ont volontairement diffusé un extrait d'entrevue ratée (blooper) avec Stéphane Dion dans le but évident de le faire passer pour un con.
CTV vient de perdre sa crédibilité éditoriale.

Économie surréaliste

L'économie, c'est pas mon fort. Je disais quelque part dans ce blog que jamais le pétrole ne redescendrait sous la barre des 100$ le baril. Après avoir chatouillé les 150$ cet été, voilà qu'il clôturait à 77$ US aujourd'hui. (par contre, le prix à la pompe lui ne baisse pas avec la même vitesse...) Disons que comme analyse, c'était pas très fort. Je crois que dorénavant, je vais m'en tenir au cinéma et au hockey. Domaines qui me conviennent mieux.
Mais à mon corps défendant, (j'adore cette expression... "à mon corps défendant." C'est joli) les analystes ne sont guère mieux que moi ces temps-ci. Y a qu'à voir pour ce que l'on raconte sur la bourse. On entend toutes sortes de théories, de prévisions, d'avis, d'analyses mais personne ne semble s'entendre sur ce qui est entrain de se passer, ni sur ce qui en découlera dans les prochains mois. Certains parlent de la fin du monde et d'autres disent plutôt que le marché ne fait que reprendre sa réelle tendance après des années de spéculations abusives. Qui croire?
Pour ma part, je m'en tiens aux rassurants sourires de la serveuse de la Brûlerie du Roy à Joliette.
- Laquelle?
- Celle avec des gros seins.
- Ah bon, d'accord. Mais quel est le rapport?
- Aucun justement. C'est ce qui est drôle. On parle d'économie, de crise mondiale, de cataclysme boursier et puis comme ça, pour rien, boum! Voilà que je parle des gros seins de la serveuse de la Brûlerie du Roy à Joliette. C'est hilarant et ça déstabilise le lecteur. C'est un vieux truc d'écrivain.
- Ça déstabilise rien et ce n'est pas hilarant du tout. C'est juste con.
- Vraiment?
- T'es le seul qui trouve ça drôle.
- Eh ben merde! Je vais effacer ces lignes dans ce cas.
- Impossible. Tu ne savais pas? Les écrits restent. La preuve! Regarde plus haut! Tes conneries sont toujours là.
- Où ça?
- Là! en haut de ma phrase qui disait: "Ah bon, d'accord. Mais quel est le rapport?"
- Putain, c'est vrai! Ça reste! Impossible de le retirer!!!
- T'as l'air malin maintenant!
- Faisons comme si et passons à un autre sujet. Ils ne verront rien.

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Lundi, je compte aller faire ma dernière pêche de l'année. Je vais aller me prendre quelques truites d'automne même si ce n'est pas comme au printemps. Au printemps, les truites sentent le soleil qui réchauffera bientôt nos corps défendant. À l'automne, elles dégagent un parfum de neige. C'est bon quand même mais elles mordent avec une certaine mélancolie. Elles te regardent avec une petite larme à l'oeil et pendant que tu leur massacre le gosier en essayant de leur retirer l'hameçon qui s'est coincé très profond, elles te disent comme ça: " C'était un bel été n'est-ce pas?"
- Oui ma belle truite, c'était un putain de bel été. Beaucoup de flotte, mais bon, dans l'ensemble, je me suis fait de belles pêches. Merci à toi et à toutes tes amies.
- Y a pas de quoi. Au fait, tu vas me manger comment?
- Comme dab! À la poêle avec du beurre et un peu d'épices pour te savourer au maximum.
- Sauvignon Blanc ou Chardonnay?
- Que dirais-tu d'un petit Torrontes argentin?
- Coquin va! Allez, mange-moi avec le soleil d'Argentine.
Les truites l'automne, elles te foutent le cafard.

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Joliette, un jour d'automne dans un Café. On m'amène un expresso à ma table alors qu'au même moment, quelque part à New York, sur Wall Street sans doute, le monde retient son souffle.
- Vous ne semblez pas dans votre assiette aujourd'hui.
- C'est à cause de mes truites. À mon corps défendant, elles étaient toute tristes.
- Votre corps se défend?
- Ça dépend. Là, maintenant, il aurait plutôt tendance à se laisser faire. Je veux dire, en regardant vos gros seins, bien sûr.
- Vous savez qu'avec ce qui se passe en ce moment sur les marchés boursiers, c'est des coups à rendre Robert F. Engle complètement dingue!
- Pardon? Je crois ne pas pouvoir vous suivre.
- Mais oui! Robert F Engle! Prix Nobel d'économie de 2003! Il fut l'inventeur d'une méthode révolutionnaire pour analyser les mouvements imprévisibles des prix des marchés financiers et des niveaux des taux d'intérêts!
- Mais enfin, quel est le rapport?
- Aucun justement. C'est ce qui est drôle. On parle de mes gros seins et puis comme ça, pour rien, boum! Voilà que je parle d'un prix Nobel d'économie et de Krach boursier. C'est hilarant et ça déstabilise le lecteur. C'est un vieux truc d'écrivain.

vendredi 10 octobre 2008

Fin de campagne

Les résultats de la prochaine élection fédérale s'annoncent très serrés. J'avais parlé d'un gouvernement conservateur minoritaire avec une opposition officielle NPD, mais c'était avant le débat des chefs. Depuis, le PL semble avoir le vent dans les voiles. Ou plutôt non, ce sont les Conservateurs qui sont tellement nuls pendant cette campagne qu'ils sont entrain de se battre eux-même.

Je n'ai jamais vu un parti politique dont le chef contrôle autant ses candidats. L'on voit bien pendant cette campagne que les députés conservateurs ne sont que des pantins qui n'ouvrent la bouche que lorsque que Harper leur en donne la permission. Quand ils ne l'ont pas, ils se cachent et refusent les entrevues, refusent les débats, refusent de répondre aux questions des divers organismes régionaux. C'est le contrôle poussé à son paroxysme. Ça en devient ridicule.

Je vais voter pour le Bloc encore une fois et à ceux qui questionneraient la pertinence de ce parti à Ottawa parce qu'il n'a aucune chance d'accéder au pouvoir, je dirais simplement que c'est précisément pour les mêmes raisons que le Bloc constitue le parti politique idéal.
C'est l'opposition parfaite justement parce que le pouvoir n'est pas à sa portée. Ainsi, son rôle devient exclusivement celui d'un chien de garde à peu près intègre et sans aucun risque d'être contaminé par le virus du pouvoir coûte que coûte. Une opposition qui s'oppose justement. Qui fouille, qui mord, qui gratte et qui n'en a rien à foutre de plaire à tout prix. Sans le pouvoir, aucun danger de jouer le jeu du système et de ses compromis inhérents. Pas de pots de vin, pas de patronage, aucun conseil d'administration d'une puissante corporation pour lui souffler à l'oreille les dernières directives à prendre. Un parti politique agissant comme un frein de sécurité.

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Comme dans chaque campagne, on a droit souvent à de petites perles. Une des plus drôles vient d'Ariane Moffatt, l'auteur-compositeur. Dans l'un de ces clips qui roulent sur le web concernant les coupes dans la culture, elle affirme sans rire et très solennellement que ces coupures risque d'amener "la mort de la culture"!
La mort de la culture!!! Rien de moins les amis.
Comme quoi l'on peut à la fois écrire de belles chansons et dire les pires conneries du monde.